Critique Manga Le chat qui rendait l'homme heureux - et inversement - #9
- 3977ème
- 218
- 0
- 17
- 7
par Tampopo24 le lun. 16 oct. 2023 Staff
Cat Coffee
On pourrait croire qu’on a fait
le tour de ces aventures félines du quotidien au bout de 9 tomes, mais
c’est sans compter les capacités d’Umi Sakurai à se renouveler et à
inventer toujours de nouvelles situations propres à nous émouvoir.
Après tant de tomes, l’autrice me captive
toujours. Sa recette : ajouter de nouveaux personnages dans l’entourage
de Fuyuki Kanda pour continuer à rendre celui-ci des plus charmants et
pour susciter l’émotion dans leur approche très féline de la vie.
Mélangeant ainsi thérapie féline et récit de vie achoppé, cela
fonctionne toujours à merveille.
Dans ce tome, place au fil de M Kanda qui
a souffert du statut de génie de son père mais aussi de la mort de sa
mère. Il doit encore faire son deuil et trouver sa place dans cette
famille. Il jalouse un peu la relation de son père à son chat adoré,
mais avance dans la résolution de ses problèmes. Vient ensuite, son
ancien ami et rival, Teruaki, qu’on croise par hasard et qui revient lui
aussi sur ses traumas, expliquant pourquoi il avait été si cruel. On
découvre avec lui le poids du regard des parents, cette envie de leur
faire plaisir quitte à se renouer, et ce jusqu’à ce qu’on explose. Le chat qui… est vraiment une série riche sur les relations parents-enfants autour de la question de la célébrité et du talent.
Mais ce qui continue à faire le coeur de
la série, ce sont vraiment les chats et Umi Sakurai nous livre encore de
très belles pages toutes mignonnes autour d’eux. On se retrouve ainsi
avec Fukumaru autour d’un rendez-vous chez le vétérinaire pour un
vaccin. On sait tous combien nos bêtes à poil aiment et appréhendent ce
moment, alors ça m’a beaucoup amusée d’entendre sa voix sur le sujet.
Puis la façon dont l’autrice dévie pour évoquer le bien être animal et
notre envie à nous humain de prendre soin d’eux comme ils prennent soin
de nous, était adorable. J’ai aimé découvrir ce nouveau duo maître –
chien, c’était touchant tout plein avec ce papi vieillissant. Il en est
allé de même lorsque Fukumaru fait preuve de jalousie envers les petits
dont s’occupe son maître. Cette fois, c’est l’occasion de nous montrer,
et c’est universel, qu’on peut surmonter sa jalousie pour devenir
soi-même un modèle et aider les plus jeunes. Il y a toujours de jolies
morales à tirer de cette histoire.
Enfin, ce que j’aime dans le série, c’est
que toute une galerie de personnages se sont greffés au fil des tomes
autour de notre duo. Ce tome est l’occasion de revenir sur Hibino qui
cherche le cadeau parfois pour remercier Kanda et éprouve des
difficultés à cause de l’éducation qu’il a reçu. On découvre le temps
d’une histoire toute mignonne dans un cat coffee que l’intention qui
compte et non le prix du cadeau. Ça donne envie d’avoir de tels amis qui
savent grandir, évoluer et qui prennent soin les uns des autres.
En bref
Respirant les bons sentiment, Le chat qui rendait l’homme heureux est devenu « La bande à Kanda qui prend soin les uns des autres » et c’est charmant. Le titre ne révolutionnera rien mais il apporte à chaque fois un cocoon de bon sentiment dans lequel on prend plaisir à plonger et replonger au fil des nouvelles personnalités qui s’ajoute. Une lecture félino-thérapeuthique qui ne peut que faire du bien au moral.
Positif
Une thérapie féline des plus mignonnes
Toujours plus de nouveaux personnages attachants
Des situations trop mignonnes avec ou sans chat
De réelles interrogations sur les moyens de se connaître, grandir et évoluer
Des réflexions pertinentes sur la célébrité et le poids du talent
Negatif
Des histoires simples, parfois un peu répétitives, qui peuvent sembler superficielles
Partagez votre avis en écrivant une critique !
Vous connaissez cette oeuvre ? Donnez votre avis et partagez ainsi votre expérience avec les visiteurs de Manga Sanctuary !
Donner mon avis
Commentaires sur cette critique (0)
Laissez un commentaire