Critique Manga Mimizuku et le Roi de la Nuit #1

7
Mimizuku et le Roi de la Nuit

par Tampopo24 le lun. 4 juil. 2022 Staff

Conte Cruel : Mange-moi !

Depuis les débuts de son catalogue, Vega a une volonté de porter des oeuvres fantastiques et des oeuvres enfantines, ils regroupent ici ces deux thématiques avec un conte cruel un peu triste pour enfant reposant sur un texte original de Kougyoku Idui. 

Avec un trait très doux et shojo, Yu Suzuki montre facilement son affiliation au Lala d'Hakushensha, un magazine dans lequel Matsuri Hino ou Sorata Akizuki ont publié. Sa série, qui serait apparemment terminée en 4 volumes selon certaines sources, et toujours en cours selon d'autres, est riche de ces influences.

Nous nous retrouvons à suivre, avec mélancolie et tristesse, une petite fille, ancienne esclave, qui s'est échappée et refuse de se reconnaître en tant qu'humaine après ce qu'elle a vécu. Elle atterrit dans une étrange forêt où un Roi des démons commande et en faisant le choix de ne pas la manger, il lui offre indirectement sa protection. Mimizuku va ainsi pouvoir tranquillement faire sa vie dans ce nouveau lieu, sauf qu'elle, elle n'a qu'une envie, qu'on la mange pour en finir. 

C'est assez inattendu d'avoir une jeune héroïne comme Mimizuku. On ressent donc beaucoup de peine et de tristesse face à cette enfant qui pense sans cesse à la mort et qui a régulièrement des réminiscences de son passé où elle était maltraitée. Sans en savoir plus, on a mal pour elle. Cependant, les auteurs ont choisi, paradoxalement, de faire aussi de cette petite fille un moteur. Elle va toujours de l'avant, elle est très curieuse et parvient à se lier avec n'importe qui. 

C'est donc un peu une ambiance de conte de fée à l'ancienne qu'on retrouve ici, comme c'était également le cas dans des titres comme Somali ou L'Enfant et le maudit. Les auteurs plantent un décor au final assez européen, un peu comme dans Shirayuki, avec un royaume qu'on entraperçoit en marge de l'aventure principale où le Roi a à ses côtés un Chevalier nonchalant à qui on va parler des mystères de la forêt. On peut donc imaginer qu'il ira à la rencontre de notre héroïne et de ses amis, comme ce fut le cas pour  L'Enfant et le maudit.

Mais pour le moment, nous sommes dans un premier tome assez introductif, au rythme lent et empli de tristesse, avec une petite fille cherchant à se faire accepter dans son nouvel environnement qu'on découvre à ses côtés avec ses créatures surnaturelles. Il y a d'un côté le fascinant Roi des démons aux peintures merveilleuses et de l'autre le petit démon, Kuro, qui l'accompagne au quotidien, mais ça ne va pas beaucoup plus loin. La seule aventure que nous avons eu se réduit à la recherche d'une plante rare en haut d'une montagne. C'est un peu mince.

En bref

Avec ce titre, Vega allie son amour pour les titres fantastiques et les titres pour avant avec la spécificité quand même de nous proposer un doux conte cruel à l'ambiance bien triste. Le titre a une ambiance prometteuse tel un conte à l'ancienne. Cependant sa brièveté, si elle se confirme, me fait un peu peur car il ne s'est pas passé grand-chose dans ce tome...

7
Mimizuku et le Roi de la Nuit
Positif

Un shojo issu du Lala

Une ambiance de conte de fée à l'ancienne, de conte cruel

Une héroïne atypique entre tristesse et joie de vivre

Un cadre médiéval européen intriguant

De belles créatures

Negatif

Un premier tome très introductif

Peu d'aventure et de tension scénaristique pour le moment

La peur d'un titre qui restera trop en surface et sera oubliable s'il est trop court

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Commentaires sur cette critique (2)
  • Merci pour la correction, je vais aller modifier ça de suite pour le magazine. C'est pénible ces sites qui n'ont pas tous la même info T.T
    Tu aurais une source fiable pour ça ?
    Pas bête pour la traduction, c'est peut-être pour ça qu'ils ont inversé ;)

  • Une petite erreur : le manga n'est pas prépublié dans le Hana to Yume, mais dans le Lala...

    Ah, et une erreur de traduction s'est glissée dans le manga : Mimizuku désigne le hibou et Fukurô la chouette, pas le contraire (mais il est possible qu'ils aient choisi d'utiliser le nom masculin pour le personnage masculin et le nom féminin pour le personnage féminin).

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