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Les Muses de l'Onsen

par Pois0n le mar. 29 sept. 2020 Staff

Girls just wanna have fun

Dans le petit monde du hentai, les histoires courtes ont souvent le beau rôle. Alors, quand Niho Niba nous propose un récit s'étalant sur un tome entier, et qui plus est dans un onsen, c'est un gros OUI.

Un onsen, qu'est-ce que c'est ? me direz-vous, pour peu que vous ne soyez pas très familier avec le Japon ? Ni plus ni moins qu'une source chaude, et par extension l'établissement qui la gère, parfois simple bain public, parfois plus proche de l'auberge, surtout en campagne. C'est le cas de celui-ci, où Saki, romancière, vient s'isoler en quête d'inspiration.

Vous voyez le truc d'ici, n'est-ce pas ? On est dans un manga porno, Saki est une autrice spécialisée dans l'érotisme... autant dire que ses « recherches » vont rapidement impliquer Takumi, le seul mâle présent à la ronde, et toutes les autres femmes hébergées dans le bâtiment, de l'employée aux clientes en passant par la patronne. Du pur harem, donc. D'ailleurs, aucune scène de sexe n'implique moins de trois participants. C'est d'ailleurs là la principale particularité de l'ouvrage, exclusivement consacré aux plaisirs en groupe, entre adultes consentants et pas farouches pour un rond. Ici, ce sont même les femmes qui mènent la danse, et Takumi, par le bout du... pas du nez, vous vous en doutez. La narration se focalise essentiellement sur le plaisir des différentes héroïnes et non de Takumi, bien que ce dernier ne soit pas réduit au statut d'objet sexuel pour autant. Autre truc cool, les partenaires discutent, échangent, pendant ou après l'acte, aussi, bien que 95% du livre soit constitué de parties de jambes en l'air, l'auteur parvient-il à donner une certaine consistance à ses personnages. Et « l'histoire » a beau tenir sur un timbre-poste, il n'y a pas besoin de plus, finalement. Simple et efficace. Le dénouement a beau être un peu rapide, il donne un vrai sentiment d'évolution.

En lui-même, le sexe ne brille pas spécialement par son originalité, les positions et les pratiques n'étant pas variées pour un rond et se résumant dans la grande majorité à du remplissage à la queue-leu-leu. Mais ça ne veut pas dire que c'est mal fait ; d'autant qu'avec autant de partenaires impliquées en même temps, on ne voit pas trop comment l'auteur aurait pu faire autrement. Niveau érotisme, c'est donc très rentre-dedans, parfois résumé à de l'enchaînement de cases de sexe.

Visuellement, si les visages sont jolis sans être particulièrement mémorables, les corps féminins sont en revanche splendides et, hormis les poitrines d'une générosité... débordante, d'un réalisme très agréable. Leurs courbes ne se résument pas à leurs fesses et leurs seins, les filles sont minces mais ont des muscles au ventre, aux cuisses, aux mollets... bref, des corps anatomiquement crédibles, ce qui n'est pas si courant que ça, et sous tous les angles de vue, ayant tendance à beaucoup s'entremêler au fil des ébats... Bref, c'est beau.

Les Muses de l'Onsen est donc une chouette lecture olé-olé durant laquelle les personnages nous emmènent dans leur bulle lubrique, idéale pour oublier l'automne qui s'installe. Une excellente pioche de la part de l'éditeur, qui nous sort par ailleurs un travail avec sa qualité habituelle (quatre pages couleur, papier et reliure de bonne qualité, aucune coquille en vadrouille).

En bref

Les Muses de l'Onsen, c'est LE hentai de ce début d'automne, avec son cadre isolé, ses héroïnes qui font ce qu'elles veulent de leur homme (en commençant par le partager avec les copines), le tout sublimé par un trait vraiment sympa, pour un résultat aussi simple qu'efficace.

8
Les Muses de l'Onsen
Positif

Des corps vraiment bien dessinés

Des femmes qui savent ce qu'elles veulent

Une "histoire" simple mais bien exploitée

Negatif

Des visages un peu génériques

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