Critique Isabella Bird 2

Leur périple s’enfonce dans les montagnes...


Dans le Japon de 1878 et après les grandes villes, l’exploratrice anglaise Isabella Bird continue son périple avec pour seul compagnon son guide-interprète Ito. Ils s’enfoncent désormais dans les montagnes et y rencontrent de plus en plus de vétusté et de misère. En somme, ils se sentent bien loin des villes et de leur confort moderne. Ainsi, lors de ce tome, l’exploratrice va quitter le village de Nikko avec la gentille et jeune O-Haru et sortir des sentiers battus en continuant sur la méconnue route d’Aizu. Elle va au fur et à mesure des chapitres rencontrer une palefrenière qui va l’initier à l’univers des thermes japonaises (à savoir mixtes et impudiques) et deux villages encore plus pauvres et insalubres où les gens sont quasiment nus, de peur d’abîmer des vêtements difficilement remplaçables. L’accueil des villageois devient aussi plus timide car ils sont effrayés par les étrangers, connus pour être violents. Même son guide-interprète commence à ne pas savoir les coutumes locales qu’ils découvrent ensemble.


Et la misère…


Malgré tous ces obstacles, Isabella fait preuve d’une détermination encore plus forte. Elle va même se retrousser les manches pour aider les villageois qui vivent dans une terrible misère. En effet, en raison de graves problèmes d’hygiène qui donnent des maladies des peaux aux villageois et des maisons enfumées qui provoquent des maladies pulmonaires, elle va leur donner des conseils et leur expliquer comment préparer des onguents. Ce tome offre également un bref retour sur l’enfance d’Isabella où le lecteur peut mieux voir qu’elle a été éduquée par une mère autoritaire et très à cheval sur les règles de bienséance et le comportement que doit avoir une « lady », allant jusqu’à gifler sa fille qui a osé se baigner dans une fontaine (oh mon dieu ! Dans une fontaine !?).


Au niveau des relations, hormis ses rencontres avec les habitants, c’est sa relation avec Ito qui va se développer lors de ce tome. Je sens un début de romance entre les deux compagnons avec une scène en particulier où on voit Ito rougir devant le monologue de détermination de l’exploratrice. En revanche, je dois avouer avoir trouvé cette scène un peu trop théâtrale pour un manga qui se veut pourtant réaliste.


Et finalement, petit détail certes, je suis un peu lassée de voir chaque chapitre commencer par le même texte d’exposition barbant : « Henrietta, ma chère petite sœur, à l’heure où je t’écris, je voyage à travers cet étrange pays qu’on appelle le Japon…. ».

7
Dans la continuation du tome précédent, Isabella enchaîne les nouvelles rencontres lors de son voyage au Nord du Japon de 1878 avec son guide-interprète Ito. En empruntant un chemin non-officiel, elle s’enfonce désormais dans les montagnes et est frappée de voir des villages de plus en plus pauvres. Au lieu de la déprimer, cela alimente son feu de la passion pour continuer son périple. On a donc ici un tome similaire au précédent dans l’ensemble et qui continue de nous en apprendre plus sur le Japon de l’époque. C’est même assez frappant de voir les conditions de vie de l’époque loin des villes. La relation entre Isabella et Ito est également en train d’évoluer, ce qui épaissit le fil rouge de l’histoire.

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par mimy28

Baignant dans les mangas depuis maintenant plus de 10 ans, j'ai progressivement ouvert mon panel d'intérêt des shonen aux seinens en recherchant des histoires bien ficelées qui proposent d'intéressantes pistes de réflexions et avec plutôt de beaux graphismes.

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