Critique Manga Kiss me host club #1

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Kiss me host club

par Niwo le lun. 15 mai 2017 Staff

Je ne pensais pas un jour être aussi peu convaincu par un titre. J'ai de plus en plus l'habitude des Shôjo un peu culcul qui peuvent être soûlants à la longue, mais clairement, celui-là, c'est une perle du genre. Je crois qu'il n'y a pas plus cliché, agaçant et dénué d'intérêt.


On suit Mako, une lycéenne qui rentre dans un nouveau lycée pour filles. Son originalité ? Une classe d'hôtes masculins qui sont là pour amuser la galerie. Il y a tout un système de points qui permet de jauger leur popularité et ils doivent tenter de « conquérir » un maximum de filles pour gagner 100 millions de yens, tout en ne dépassant pas les limites (pas de baisers, pas d'amour véritable).


Alors déjà, va falloir m'expliquer le fait que des gamins de 16 ans soient hôtes dans un lycée. Je veux bien qu'ils puissent être populaires et avoir pas mal de filles à leurs pieds, mais de là à être traités comme des rois, il ne faut pas abuser. En plus de ça, ils sortent à longueur de journée des phrases bateau complètement vides de sens et les filles y croient.


Raison de plus pour détester ce titre : la représentation de la femme. Que des filles complètement cruches qui boivent leurs paroles et qui se laissent influencer de A à Z. Pas une pour rattraper l'autre, tu as l'impression de voir des robots identiques tout au long du tome. Et oui, encore une fois, les garçons sont mûrs et intelligents, alors que les filles sont niaises et stupides. Je me demande si un jour, les auteurs arrêteront de dénigrer la cause féminine, histoire que les choses puissent avancer un peu.


La seule qui sort du lot, c'est l'héroïne et c'est uniquement parce qu'elle est encore plus cruche que les autres. Parce que même si au premier abord elle ne se laisse pas faire, on va vite voir qu'elle va se prendre au jeu. Et COMME PAR HASARD, c'est d'elle dont le Dom Juan n°1 va tomber amoureux, il semblerait. Tellement peu prévisible... Ou pas. Et à partir de là, la série s'est confirmée comme vide de tout intérêt, et c'est bien dommage : c'est la décadence.


En plus de ça, les dialogues barbants à souhait et les personnages secondaires n'aident pas. Je dirais même qu'ils enfoncent le manga dans la médiocrité. Du cliché, en veux-tu en voilà. Bon, je ne m'attendais pas à grand chose en prenant ce titre, mais j'osais espérer que ce soit un peu moins mauvais, que je puisse passer un bon moment. Mais c'est raté, complètement.


Puis histoire de bien m'enfoncer, on a droit à une petite histoire annexe à la fin du tome qui est encore plus culcul... Une fille amoureuse du beau gosse de la classe qui lui vole son caleçon......... Et décide de le cacher pour se rapprocher de lui en l'aidant à le retrouver. Parce qu'attention, c'est son caleçon porte-bonheur. Et quand elle s'en rend compte, elle décide de tout lui avouer et hop, happy end puisqu'il lui dit que c'est elle son nouveau porte-bonheur !!! C'est à en devenir chauve, sérieusement. Et pourtant, je n'ai absolument pas l'habitude de descendre des titres ainsi, mais celui-ci est clairement mauvais. Je dirais même qu'il est à fuir !

En bref

Un titre affreusement mauvais, que ce soit dans la construction scénaristique ou dans les personnages. Il n'y a pas un seul élément pour rattraper le tout, c'est du cliché pure souche. C'est clair qu'à ce niveau-là, c'est du lourd ! Je ne peux même pas dire que vous pouvez vous en passer, je DOIS surtout dire qu'il faut absolument passer votre chemin ! Si je devais résumer le tout : médiocre.

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