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Princesse Sakura

par Sherryn le dim. 15 sept. 2013 Staff

Ce tome est particulièrement axé sur la relation entre Hayate et Rurijo. Vu ce qu’il se passait entre eux, il était évident qu’il allait finir par arriver quelque chose. Entre règlement de compte sentimentaux (Rurijo/Enjû, Hayate/Kohaku, mais aussi, de façon plus discrète, Shuri/Kohaku, Enjû/Sakura et Fujimurasaki/Sakura) et bouleversement total des alliances, ce volume réserve de grands moments : des événements à la fois capitaux et émouvants, qui donnent beaucoup d’intensité au récit.

Aussi bien au niveau action qu’au niveau sentimental, ça bouge donc beaucoup, ce qui rend ce volume très prenant et agréable à lire. Le tout étant servi dans un graphisme stable et tout en détails et en nuances de gris. Dans l’ensemble, le trait est bien sûr très féminin, même très enfantin, mais si on aime le style, c’est un vrai régal tant la mangaka maîtrise son dessin et livre des planches particulièrement riches et expressives.

Un autre personnage est mis en avant dans ce volume, à savoir Asagiri. Et une fois de plus, ce ne sera pas d’une manière joyeuse, mais comme le dit l’auteur elle-même, « le malheur lui va bien ». Quoi qu’il en soit, soyez assuré que l’émotion est à nouveau au rendez-vous, et s’apprête vraisemblablement à livrer un final lui aussi bouleversant. Le discret Shuri n’est pas non plus à laisser de côté, car sa présence si silencieuse qu’on l’oublierait presque s’avère néanmoins capitale, et l’on peut dire sans mentir que c’est sans doute lui qui tire vraisemblablement les ficelles du manga et apportera à nos héros la victoire finale sur le groupe d’Enjû.

Même si ce tome et certains précédents sont bien notés car qualitatifs et très agréables à lire en eux-mêmes, il ne faut néanmoins pas oublier qu’ils s’insèrent dans un récit global qui quant à lui reste passablement boiteux. Si l’on cesse de considérer chaque volume comme une entité distincte et que l’on prend un peu de recul pour considérer l’ensemble, on s’aperçoit que ces événements, par rapport à leur importance, n’ont véritablement pas été développés suffisamment par rapport à leur intensité et aux bouleversements extrêmes qui s’ensuivent. Par exemple, la relation entre Hayate et Rurijo est exploitée sur l’équivalent d’environ un tome seulement… De sorte que la lecture de toute la série à la suite diminue considérablement l’impact des faits racontés. Cela est dû à ce découpage « par cycles » entre lesquels les rebondissements sont trop définitifs et extrêmes, tout en ne développant leur contenu que sur peu de chapitres au final. Difficile dès lors d’y trouver de la crédibilité ou du réalisme…

Par conséquent, bien que les tomes finaux considérés individuellement soient particulièrement accrocheurs, ils ne relèvent pas forcément le niveau de la série globale, dont la qualité demeure moyenne. Mais on apprécie beaucoup que l’intensité grimpe au fur et à mesure de l’approche de la conclusion !

En bref

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Princesse Sakura
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