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Bleach Memories of Nobody

par ivan isaak le lun. 16 juil. 2012 Staff

Un an après la sortie du film en DVD chez Kazé, Bleach - Memories of nobody, premier film tiré du manga de Tite Kubo et datant de 2006, arrive en animé comics chez Glénat. L’occasion donc pour ceux n’ayant pas vu le film de se faire une idée sur cette histoire originale prenant place dans l’univers des shinigami et des amis d’Ichigo Kurosaki, les 1h30 et quelques du film étant compilées en environ 340 pages tout en couleurs.

L’histoire de Memories of Nobody est assez simple. Un groupe de méchants qui veulent se venger de la Soul Society, un Ichigo très concerné dès le départ sans forcement le savoir, un combat entre les shinigamis habituels et les méchants, un happy end. Classique donc, mais plutôt efficace. Des personnages originaux font leur apparition pour ce film (le grand méchant Ganryu et la toute gentille Senna) et la plupart des personnages du manga entrent en scène, de façon plus ou moins courte et plus ou moins « active » pour le récit. Une histoire somme toute agréable à suivre même si très prévisible dans son déroulement.

Les animés comics sont un médium à part, sorte de roman-photo d’animé. Et pour en apprécier la lecture, il faut pouvoir en apprécier le style. Car si le rendu ressemble fortement à un roman-photo, la réalisation de l’œuvre est totalement différente. On se retrouve donc avec une œuvre ayant certaines qualités d’un animé (couleurs, décors, multitudes de personnages, action soutenue et récit complet) mais ne les possédant pas toutes (personnages en mouvements, musique, qualité de l’animation…). Le travail effectué (sélection des images, insertion des dialogues, onomatopées, ajouts de lignes de vitesses…) est louable mais ne peut que difficilement retranscrire la force du médium d’origine, rendant très souvent l’animé comics bien plus fade que le film originel. Et Memories of Nobody n’échappe pas à cette règle : combats peu dynamiques, émotions fugaces, tension absente… Tout ce qui pouvait faire le sel du film est ici perdu.

Côté édition, Glénat nous offre un travail de qualité. Mais pour 10€75, on n’en attendait pas moins. L’histoire fait donc 340 pages environ, tout en couleurs, avec une interview de Tite Kubo en fin de volume ainsi que quelques crayonnés, alors qu’une présentation des personnages principaux est disponible en début de tome, tout comme un double « poster ». Un rapport qualité/prix plutôt correct dans l’ensemble.

Forcément moins bon que le support d’origine, Bleach – Memories of nobody est un animé comics parmi d’autres, à ne réserver qu’aux fans hardcore de la série et/ou du médium, totalement à part et qui ne peut que difficilement faire l’unanimité. Mais si vous avez déjà vu le film, l’intérêt de ce volume est plus que discutable, pour ne pas dire totalement nul.

En bref

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