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Code : Breaker

par chris936 le dim. 29 avril 2012 Staff

Depuis les premiers volumes, pourtant de bonne qualité, la série ne cesse de se dégrader petit à petit. Le niveau désormais atteint reste tout de même correct, mais il paraît clair qu'on a perdu quelque chose en chemin, surtout depuis l'apparition du mystérieux (et agaçant) président Shibuya.

Une fois de plus, comme le montre la couverture du tome, on découvre un nouveau personnage, qui est au centre de ce volume 8. Ce nouvel arrivant est intéressant et, comme souvent, bien travaillé, mais tout cela devient légèrement répétitif et la manière dont ce nouveau protagoniste est introduit manque même un peu de crédibilité.

Si les personnages constituent l'une des principales qualités de la série, l'histoire, elle, fait plutôt partie de ses points faibles. Le contenu de ce tome 8 est fade et pas intéressant pour un sou. Entre des entraînements ridicules et des scènes de la vie quotidienne sans aucun intérêt, on ne peut pas dire qu'il y a de quoi pousser un cri de joie lors de sa lecture.

Mais LE point noir de ce tome, c'est incontestablement sa "traduction" et son "adaptation" (oui, l'usage de guillemets s'impose). On tient probablement ici le manga le plus mal adapté depuis l'apparition du manga en France.
Nous connaissions déjà les insupportables suffixes "-kun" et "-chan" qui polluent ce titre depuis son premier tome, mais c'est désormais "-dono" qui fait son apparition. Si les 2 premiers sont souvent connu auprès des lecteurs qui s'intéressent d'assez près aux mangas ou au Japon, il y a fort à parier que seul le lecteur (très) averti aura la culture suffisante pour connaître le 3ème et en saisir la portée. Faute de suppression totale de ces inepties dans un manga censé être une version française, une note explicative aurait été la bienvenue.
Mais le massacre ne s'arrête pas là puisqu'on aura même droit à une expression japonaise laissée telle quelle, évidemment sans note explicative non plus, et qui n'a donc pas le moindre sens. Sérieusement, je doute qu'une phrase telle que : "c'est donc lui qui ne laisse que shi-shi-loui-loui derrière lui" puisse signifier quoi que ce soit pour qui que ce soit. Sachant qu'elle est répétée plusieurs fois, on tombe à nouveau dans le ridicule le plus complet.
La cerise sur ce gâteau déjà infect nous est apportée à la dernière page puisqu'on y a même droit à un "nani ?" ("quoi ?" en japonais). Absurde.
Un travail qui est donc partiel et médiocre et qui aura donc vite fait de perdre tout lecteur qui ne serait pas un fervent adepte de la culture japonaise. Quant à ceux qui le seraient, la lecture devrait tout de même provoquer chez eux un agacement certain. Tout cela est réellement lamentable.
Qu'attend donc Pika pour changer de traducteur ?

Malgré ces problèmes évidents, Code:Breaker parvient à ne pas sombrer dans une médiocrité identique à celle qui caractérise sa traduction française, mais c'est uniquement dû à des personnages travaillés et charismatiques. Il paraît cependant évident que leur classe ne parviendra pas éternellement à maintenir le manga à un niveau satisfaisant. Espérons qu'il passe rapidement à la vitesse supérieure.

En bref

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Code : Breaker
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