Critique Manga Oversleeping Takahashi #2

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Oversleeping Takahashi

par juju le mer. 4 nov. 2026 Staff

Des retards, des fantômes et un gros béguin

1. Des retards qui cachent toujours des combats

Le principe d'Oversleeping Takahashi tient en une idée simple : si Yôji Takahashi arrive en retard au lycée chaque matin, c'est parce qu'il passe son temps à affronter des esprits malfaisants, grâce aux pouvoirs que lui a confiés le corbeau Yata. Ce deuxième tome poursuit sur cette lancée. Notre héros doit faire face à un fantôme de l'ère Heian qui hante un tunnel sans nom, au Roi du Poison endormi dans des terres interdites, et à Hajime, un garçon mystérieux qui voyage avec un corbeau blanc. Le folklore japonais prend ainsi plus de place, et ce fantastique tiré des légendes tranche agréablement avec le décor très ordinaire du lycée. Quant à Hajime, difficile de savoir s'il sera un allié, un rival ou un ennemi, et cette ambiguïté donne envie d'en savoir plus. Koki Aguro garde la recette du premier volume, des affrontements contre des esprits entrecoupés de vie lycéenne, tout en commençant à lever le voile sur l'origine des pouvoirs de son héros. Le personnage mystérieux aperçu à la fin du tome 1 prend davantage de place, et le volume se referme sur quelques révélations qui relancent l'intérêt. J'aime toujours l'idée que les fantômes soient apaisés plutôt que détruits. Chacun a sa personnalité et un passé douloureux qui explique sa colère, et Takahashi prend le temps de soigner ces blessures plutôt que de simplement gagner le combat. Ce choix donne à la série une douceur assez rare dans le shonen d'action, et certains adversaires finissent par rejoindre sa petite bande d'amis, humains ou non.

2. Une romance qui fait sourire

Ce qui m'a le plus amusé dans ce tome, c'est la relation entre Takahashi et Megumi Kisaragi. Maintenant que la déléguée connaît son secret, notre héros n'a plus grand-chose à lui cacher, sauf le béguin évident qu'il a pour elle. Le garçon capable de tenir tête à des démons perd tous ses moyens dès qu'il s'agit de lui parler, et ce décalage donne des scènes vraiment rigolotes. Leurs maladresses de début d'histoire d'amour rendent le duo attachant, même si la romance avance doucement et sans grande surprise. Les petits moments du quotidien avec le corbeau ajoutent aussi une touche de fantaisie bienvenue. Le scénario, en revanche, reste un peu brouillon. Les événements s'enchaînent vite, certaines pistes sont lancées puis vite oubliées, et les combats se règlent parfois en quelques pages. Quelques gags tombent aussi au milieu de scènes tendues et cassent un peu l'ambiance. Graphiquement, Koki Aguro s'en sort bien : ses personnages se reconnaissent facilement, l'action reste lisible et ses esprits ont des designs parfois inquiétants, où l'on sent par moments l'influence de Tokyo Ghoul. Le dessin sert aussi bien l'humour que la tension, ce qui aide à passer d'un registre à l'autre.

3. Une série courte qui se lit sans déplaisir

De mon côté, ce tome reste plaisant à lire. Je passe un bon moment, sans être emporté pour autant. Le concept de départ est sympathique et la romance m'a fait sourire, mais il manque encore un élément vraiment fort pour que je guette la sortie du tome suivant. Son gros atout, c'est sa longueur. La série est terminée au Japon en cinq tomes, ce qui permet de la suivre jusqu'au bout sans s'engager sur la durée. Les amateurs de shonen surnaturel avec une bonne dose d'humour et une petite romance lycéenne peuvent tout à fait s'y laisser tenter. Reste à voir si les nouveaux adversaires annoncés permettront à l'histoire de gagner en intensité dans les prochains tomes.

En bref

Ce deuxième tome d'Oversleeping Takahashi prolonge la formule du premier avec de nouveaux esprits à affronter, un univers qui s'étend et une romance entre Takahashi et Megumi qui apporte de jolis moments de comédie. Le scénario reste un peu brouillon et l'ensemble manque encore d'un vrai coup d'éclat, mais la lecture reste agréable. Une série courte, en cinq tomes, qu'on peut suivre sans se poser trop de questions.

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Oversleeping Takahashi
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