Critique Manga Ensorcelantes
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par Pois0n le sam. 17 oct. 2026 Staff
Un charme qui n'opère pas...
Ça fait mal de mettre une aussi mauvaise note à un manga de Doumou, quand l'excellentissime « Désir d'obéir » reste un de mes hentais favoris. Mais voilà, dans « Ensorcelantes », malgré les sympathiques contextes fantasy, fantastique et SF, il n'y a pas grand-chose à sauver.
Passé une première histoire super mims où une sorcière et son apprenti, en couple, se retrouvent à devoir gérer un incontrôlable slime très baladeur, on déchante vite : presque tous les récits mettent en scène des viols, de la façon la plus dégradante possible, sans espoir au bout. Un peu la même ambiance sombre que chez ShindoL, mais sans le talent pour raconter quelque chose avec. Non, là, c'est juste gratuit, assorti du message « elles finissent toutes par aimer ça ». Je vais vomir et je reviens, hein.
En gros, sur les huit histoires (il y en a une en deux parties), seules quatre ne sont pas nauséabondes. Et encore, j'ai pas dit que c'était ok niveau consentement, juste que contrairement aux autres, ça ne tombe pas dans le glauque. Disons que le héros du dyptique "catgirl en chaleur" n'est pas forcé (mais pas partant non plus au départ...), comme la sorcière du 1er chapitre. Pour la jiangshi, le consentement n'est qu'implicite, quant aux deux lycéens, c'est déjà beaucoup plus flou: à voir selon vos limites personnelles avec ça en matière de fiction.
Mais même en fiction, il y a des choses impossibles a cautionner. Le viol d'une actrice sur scène qui ignorait à quoi elle allait participer. Une course impossible a gagner où les perdantes servent de jouet aux spectateurs. Un prisonnier transformé en femme (déjà, ça c'est moyen hein...) pour réguler les ardeurs de ses codétenus. Deux mafieuses / femmes de main qui abusent de leur victime (le fait qu'il s'agisse d'un homme ne change rien au problème).
Alors certes, en matière de fantasmes ET de fiction, les règles ne sont pas les mêmes et on ne juge pas les kinks. Mais il y a une limite entre faire semblant ou imaginer des choses, et montrer des agressions en niant le ressenti des victimes.
Bilan, c'est la grosse douche froide. On venait pour du divertissement, pas ce genre de viol(ence)s. Oui, je fais partie des gens qui ont aimé Métamorphose, précisément parce que c'est l'histoire d'une descente aux enfers. Mais ici, le propos n'est pas du tout le même, et c'est toute la différence.
Graphiquement, il n'y a rien a redire sur le trait de Doumou ni son découpage de l'action : les visages sont expressifs, les corps détaillés, et tout est toujours lisible même dans les positions les plus tarabiscotées.
En bref
Doumou avait déjà flirté avec les limites dans « Un appétit de succube », mais là, elles sont allègrement franchies. Vu la diversité de l'offre hentai existante, vous pouvez passer votre chemin pour celui-ci.
Positif
Quelques histoires sympa
Le trait, vraiment joli
Negatif
... pas les autres
Super glauque et de façon totalement gratuite
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