Critique Manga Yaiba #2

7
Yaiba

par Tampopo24 le lun. 8 sept. 2025 Staff

Zoo maléfique !

Quand Rumiko Takahashi rencontre Akira Toriyama et tous les grands mangakas d’aventure des années 80-90, celui donne Yaiba, un pastiche amusant et haut en couleur, très fun à lire !

En effet, on ne peut pas dire que Gosho
Aoyama fait dans l’originalité ici. Il pioche dans tout ce qui se fait
ou s’est fait chez ses collègues mangakas hommes comme femmes, mais le
résultat en est hilarant et savoureux ! Ainsi le lecteur prend-t-il à la
fois plaisir à suivre les aventures de ce jeune héros qui affronte les
démons-animaux plus loufoques les uns que les autres, envoyés par cette
caricature de Ten-Shin-Han qu’est son adversaire. Et le lecteur lui-même
peut-il prendre plaisir à chercher et noter l’ensemble des références,
clins d’oeil et emprunts qui s’y glissent.

Pour ma part, je me suis beaucoup amusée à
retrouver aussi bien des éléments de pop culture japonaise assez vaste
comme les Kaijus et les Sentais, que des références à des titres très
précis. Il y a ainsi de gros emprunts à la première génération des DragonBall dans les adversaires et la mise en scène des duels de Yaiba, voire ses techniques. Ces dernières empruntes aussi pas mal à Fly – Dragon Quest, à partir où son épée arrive. On n’oubliera pas non plus les relents de SailorMoon quand
il a droit à des ennemis urbains, rappelant les premiers ennemis un peu
anecdotiques de la série au tout début de Béryl. Enfin, Rumiko
Takahashi est partout dans l’humour dont il fait preuve, ainsi qu’Akira
Toriyama avec une comparse qui ressemble terriblement à Bulma dans ses
interactions avec Yaiba, tout comme Musashi peut faire penser à Tortue
Génial. Un régal de références.

L’envers de cette qualité, c’est que
forcément l’originalité est moindre. On est plus sur une lecture fun et
divertissante qui amuse par la douce loufoquerie avec laquelle le héros
répond à chaque menace, que dans un titre sérieux où les menaces sont
vraiment prégnante. Rien n’a vraiment de prise et d’importance, on est
plutôt là pour s’amuser. La preuve avec les ennemis d’un jour qui
deviennent les amis et comparses du lendemain. Le petit groupe autour de
Yaiba s’étoffe bien. Et tout comme il est amusant de voir les figures
de ses adversaires : Batman/Devilman, étoile et mollusques de mer,
limace, escargot ou autre crapaud, on peut noter que l’auteur a de
l’idée pour le bestiaire qui va l’entourer. 

Les chapitres s’enchaînent alors sans
voir le temps passer. On rit de ses aventures et mésaventures. On le
voit combattre et s’entraîner, s’améliorer et maîtriser de nouvelles
armes et attaques, à coup de sabre, geta et autres accessoires
typiquement japonais. Tout comme l’auteur flirte avec sa pop culture, il
jour avec ses menaces et lieux communs intrinsèques. J’aimerais juste
peut-être un enjeu autre que sa rivalité avec Onimaru ou alors qu’elle
prenne une ampleur autre que ces petites escarmouches qu’on enchaîne un
anecdotiquement ici, même si je m’amuse de l’inventivité de l’auteur,
notamment dans sa mise en scène. 

En bref

Bien que très classique et surtout trop inspiré par ses autres collègues mangaka, Yaiba est une lecture divertissante vraiment légère et dynamique où on se plaît à suivre un jeune héros pétillant affronter des ennemis de manière toute aussi loufoque que lui. Ça manque encore d’enjeu mais la mise en scène est très fun et on s’amuse beaucoup à le suivre (et à chercher les références quand on est un vieux de la vieille ^^)

7
Yaiba
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