Critique Manhua Baby #2

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Baby

par juju le sam. 2 août 2025 Staff

Une pépite post-apo qui cogne fort !

Aujourd’hui, on plonge dans le tome 2 de Baby, le manhua signé Chang Sheng, publié chez Glénat. Après un premier volume qui nous avait mis une claque avec son ambiance post-apocalyptique survitaminée, cette suite envoie du lourd. Prêt pour une virée dans les rues dévastées de Taïwan ?

1. L’Histoire : Révélations et tension dans un monde en ruines

Dans Baby tome 2, on retrouve Élisa, notre héroïne badass, toujours infectée par le parasite Baby qui squatte sa main gauche sans la transformer en monstre mécanique. On est le 1er décembre 2043, et le « Jour du Jugement » a transformé Taïwan en un champ de bataille où les organos, ces humains devenus machines tueuses, sèment le chaos. Élisa, gravement blessée, croise une équipe de chercheurs en mission secrète pour ramener Alice, une mystérieuse gamine, au sanctuaire des humains. Mais attention, cette petite n’est pas juste une môme kawaii : elle semble être la clé pour comprendre le bordel apocalyptique ambiant.

Ce tome ralentit un peu le rythme effréné du premier pour nous balancer des révélations croustillantes. Grâce à des flashbacks et l’apparition d’un vieux chercheur qui en sait long sur le projet Baby, on commence à piger les origines de ce parasite. L’histoire se densifie avec des questionnements sur les organos : sont-ils juste des zombies high-tech ou y a-t-il plus derrière ? Élisa, elle, se retrouve face à ses propres doutes, tiraillée entre son humanité et la puissance de Baby. Et puis, il y a Alice, dont le rôle reste flou mais promet un climax de ouf pour le tome 3. L’ambiance est plus pesante, presque solennelle, et on sent que Chang Sheng prépare un final explosif.

2. Dessin & Scénario : Un cocktail visuel et narratif qui claque

Côté dessin, Chang Sheng est au sommet de son art ! Les planches sont un régal pour les yeux, avec un trait précis et dynamique qui donne vie à cet univers post-apo. Les scènes d’action sont ultra-cinématographiques, avec des plans aériens et des contre-plongées magnifiques. Mention spéciale pour la séquence émotionnelle entre Élisa et le robot Dr-34 : c’est beau, poignant, et digne d’un blockbuster hollywoodien. Les pages en couleur ajoutent une touche de classe, sublimant les ambiances et les combats. Que ce soit les ruines de Taïwan ou les affrontements contre les organos, tout est d’une clarté et d’une expressivité folle.

Pour le scénario, j’ai kiffé la façon dont Chang Sheng équilibre action et introspection. Ce tome 2 prend le temps de développer le lore sans nous noyer dans les explications. Les flashbacks sont bien dosés et apportent des réponses tout en gardant du mystère. Ce que j’ai adoré, c’est le traitement d’Élisa : elle n’est pas juste une machine à défoncer des mutants, mais une héroïne complexe, en lutte avec sa part humaine et son pouvoir. Le thème de l’IA et de l’hybridité est hyper bien foutu, presque philosophique, mais sans jamais perdre le rythme nerveux qui fait le sel de Baby. Les organos, eux, gagnent en ambiguïté : on commence à se demander s’ils sont vraiment les méchants ou si y a un twist plus profond. Ce mélange de science-fiction crédible et d’émotions brutes, c’est du grand art

3. Mon Avis Général : Une montée en puissance qui te scotche

Franchement, j’ai adoré ce tome 2 ! Chang Sheng réussit à élever le niveau après un premier volume déjà costaud. L’histoire gagne en profondeur avec ses révélations et son ambiance plus grave, tout en gardant cette énergie brute qui te fait tourner les pages à toute vitesse. Élisa est toujours aussi charismatique, et l’ajout de personnages comme Alice ou le vieux chercheur enrichit l’intrigue sans la rendre brouillonne.

Ce tome pose les bases pour un final qu’on sent déjà épique, et j’ai hâte de voir comment tout ça va se conclure en septembre. Si t’aimes la SF nerveuse, les héroïnes badass et les univers post-apo bien dark, Baby tome 2 est un must

En bref

Baby tome 2, c’est une montée en tension magistrale avec des révélations qui secouent, un dessin à tomber et une Élisa toujours plus badass. Chang Sheng nous régale avec un manhua qui mélange action, émotion et questionnements sur l’IA. Vivement le tome 3 pour le grand final !

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Baby
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