Critique Manga Moriarty #13

7
Moriarty

par Tampopo24 le jeu. 30 juin 2022 Staff

Passage à l'acte

Mon regain d'intérêt pour la série se confirme avec ce tome, qui certes repose sur des bases classiques classiques, mais offre aussi enfin LE duel qu'on attendait tous, je pense.

Le précédent tome se terminait sur un gros climax entre Moriarty et Sherlock avec leur meurtre en commun et le basculement de chacun du côté sombre. Le voile était tombé et le temps du cache-cache aussi. L'auteur passe encore à la vitesse supérieure dans ce tome qui ne peut être abordé sans spoiler, puisqu'il repose sur la révélation à toute l'Angleterre de l'identité du Roi du crime, à savoir Moriarty. Une fois cela fait, la dynamique ne peut que changer.

J'ai d'abord eu peur dans les premières pages d'un focus malvenu sur Sherlock avec tout le mélodrame de sa relation avec Watson, qui trouve "pas bien" d'avoir tué quelqu'un même pour lui. Franchement, il y a longtemps que j'ai dépassé ça et j'ai vraiment trouvé ça culcul, même si oui, moralement il n'a pas tort.

J'ai largement préféré, comme toujours, le versant Moriarty parce qu'en se révélant, William prend tout le poids de ce qu'ils ont fait jusqu'à présent, sauvant les autres et se condamnant. Cet ange de la mort est donc terriblement déchirant, car oui, il va au bout de ses idéaux, mais pour cela il sacrifie tellement. La mise en scène des auteurs renforcent superbement ce sentiment aussi bien graphiquement que scénaristiquement. Je me suis plu, du coup, ici à voir ses proches avoir peur pour lui, avoir envie de le sauver et tenter de contrecarrer l'issue finale pour lui, tout en le suivant dans son plan. C'est un vrai jeu d'équilibriste.

Cela donne grâce à cela, à la fois un tome plein d'émotion, mais également un tome racé où on prend plaisir à voir Moriarty passer à l'acte, comme on le connaît dans le canon de Sherlock, le tout au vu et au su de tous, ce qui met une belle pression à la police, tout comme à la presse et à la population, ce qui est très bien rendu. La téléspectatrice du Club Dorothée que je suis n'a pas pu s'empêcher de remarquer les ressemblances avec les filles de Cat's Eyes puisque Hojo s'était directement inspiré de Sherlock. La boucle est bouclée ainsi et j'ai pris grand plaisir à retrouver cette ambiance de course-poursuite, de jeu du chat et de la souris, même s'il y a mort à la clé.

En bref

Enfin, les auteurs de Moriary nous ont conduit là où on les entendait et cela fait un bien fou. Quel bonheur d'avoir LE duel tant attendu et que celui-ci se révèle à la hauteur. Certes, il y a un mélo mal dosé du côté de Sherlock, mais du côté de Moriarty, c'est poignant et énergique à la fois, avec une belle ambiance de meurtre et de chasse de l'assassin par Scotland Yard. J'ai adoré !

7
Moriarty
Positif

Le basculement de William dans la partie la plus sombre de son plan

Les réactions émouvantes de son entourage

LE duel tant attendu qui a enfin lieu

Un tempo dynamique grâce au jeu du chat et de la souris avec la police

Negatif

Trop de mélodrame autour de Sherlock

La peur d'un Sherlock encore trop présent au début

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