Critique Manga 5 Centimètres par Seconde #2

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5 Centimètres par Seconde

par Auray le mar. 21 avril 2020 Staff

La trace indélébile d'un premier amour

L'histoire de Makoto Shinkai s'accélère dans ce deuxième et dernier tome de 5 centimètres par seconde. Nous reprenons là où nous avons laissé l'histoire de Kanae et Takaki. J'avais peur d'un amour à sens unique dans ma dernière chronique, en sera-t-il autrement ?

Je saluerai jamais assez le boulot des éditeurs sur les couvertures françaises des mangas actuels. Ce tome, juxtaposé au précédent marque parfaitement bien l'ambiance voulue de ce titre : la réflexion, le songe, la tristesse, la délicatesse... Parfois, avec le temps qui se déroule trop vite à cause d'une société qui nous demande justement toujours plus, il est vrai que l'on peut vite se perdre dans les méandres du temps et d'un quotidien morne.

Justement, on a l'impression d'une histoire qui sert à illustrer ce propos des jeunes japonais face à ce besoin de se recentrer sur l'essentiel : l'amour véritable, ne pas être que la femme d'un mari et s'effacer, et alors se passionner, garder une part du rêve, vivre l'instant présent en admirant les cerisiers en fleur. Ce sentiment d'inachevé et recherché n'est-il pas semblable pour tous ceux qui vivent une vie au sein d'une société capitaliste ? Ou se trouve le bonheur propre à chacun ?

Sinon, la génération Z peut apprendre aux Millennials à dire non à un boulot qui nous plaît pas comme Takaki, un « non » comme Kanae et Saki qui ne veulent pas forcément d'un mari tout de suite, et n'en ressentent pas le besoin. Elles sont à l'écoute de leurs cœurs et leurs corps. Mais, comme le livre nous le rappelle, les personnes autour de nous sont-elles prêtes à le comprendre ? Comme Lisa, ne nous excusons plus, cherchons à comprendre l'autre, respecter sa décision, et regardons ensemble à l'avant du même navire baptisé société !

J'ai apprécié le destin tout en finesse et en poésie de Kanae et Takaki. Avec des réflexions assez matures, 5 centimètres par seconde a tout pour plaire aux amateurs du genre. Makoto Shinkai est décidément à suivre, aussi bien en papier, que sur les écrans finalement.

En bref

« Il faut aimer la vie avant d'en aimer le sens... »

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5 Centimètres par Seconde
Positif

Les milieux urbains comme campagnards sont bien rendus sous les traits de Yukiko Seike

Les femmes sont rayonnantes et bien distinctes dans leur apparence ou leur caractère

Une courte série en deux volumes

Negatif

Attention, ce n'est pas l'animé, on s'exprime ici sur un support différent, le manga papier !

Avec du recul, je ne suis pas sûr que Yukiko Seike soit un spécialiste des expressions faciales.

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