Critique Last Pretender 3

Troisième tome de Last Pretender, série qui était jusque alors une très grosse surprise et qui s'annonçait bien prometteuse si l'auteur désirait en faire une assez longue histoire.

À la lecture de ce nouveau volume, rien de bien nouveau semble se mettre en place. En fait, il fait directement suite à la fin du précédent (logique jusque là) sans pour autant apporter quelque chose de neuf. Nous suivons en effet le combat entre Kalki et Grimviace, la première reine de l'univers. Difficile de ce fait d'y trouver quelque chose d'intéressant à dire sinon que les planches s'enchaînent de manière fluide et que les impressions de mouvement sont dans l'ensemble assez bien réalisées.

Fort heureusement, est racontée en parallèle de ce combat l'origine du mal qui hante la première des reines, et les alliés de Kalki vont tout faire pour l'aider dans cette lutte acharnée. Dès lors, nous pouvons ressentir une immense compassion pour celle qui n'a en ce moment plus rien d'humain : Grimviace. Il est également intéressant de remarquer tous les conflits d'intérêt au fil du manga, nés de la succession entre les différents monarques. Si la première reine se battait contre l'esclavage, l'actuelle l'a réintroduit. Plus surprenant encore, aucun lien de parenté ne semble être mis en avant entre les différents souverains, alors mêmes qu'ils sont tous pères et fils. Comme si une fois devenus Roi, plus rien d'autre ne comptait. C'est l'homme politique, la personnalité morale qui prend le pas sur la personne physique et privée. 

Finalement, le combat tourne en faveur de l'héroine sans grande surprise, et tout semble s'arranger sur cette planète trop longtemps déchirée par l'esclavage et la suprématie d'une race sur une autre. La dernière page laisse tout de même un arrière-goût de gêne puisque de nouveaux vilains vont vite faire leur apparition pour casser cette « happy end ». 

En somme, ce troisième volume d'une série qui jusque là était sincèrement attrayante déçoit un peu par rapport aux précédents. Kris y est totalement absent, Kalki est toujours aussi puissante et ne paraît donc jamais réellement en danger, Popolo fait du Popolo, tout cela dans un ensemble qui ne fait pas véritablement progresser l'intrigue. C'est une petite histoire dans la grande histoire, certes bien amenée mais à ce si petit stade de l'oeuvre nous aurions aimé en apprendre davantage sur ce qui nous sera essentiel pour la suite. Reste que la lecture de ce tome est tout de même agréable et vous donnera l'envie d'en connaître la suite ! 

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