Critique Dragon Ball Super 4

 


Après une première défaite contre le duo infernal Goku BlackZamasu et désormais conscients de la puissance de leurs adversaires, Son Goku et Vegeta décident de battre en retraite et retourner dans le présent afin de revoir et améliorer leur stratégie. En parallèle Trunks et Mai tentent désespérément de jouer la montre avec l’aide des Kaio Shin des univers 7 et 10.


S’en suit un tome principalement axé sur les combats et l’action qui rend à Dragon Ball ses lettres de noblesses ou, du moins, une partie. Fini les plaisanteries, Toyotaro et Toriyama s’en donnent à cœur joie, jouant avec un nombre important de combinaisons dans la mise en scène de leurs affrontements (Trunk v. Goku Black, Vegeta v. Goku Black, Goku v. Zamasu, Goku & Vegeta v. Zamasu², Vegetto v. Zamasu², Goku v. Zamasu²) qui rendent virtuellement impossible de s’ennuyer.


La cadence est soutenue grâce à un florilège de twists réutilisant les codes de DBZ pour le meilleur mais aussi le pire. DBS - on commence à le comprendre - est pensé pour faire plaisir au fan mais aussi et surtout aux fabricants de jouets, figurines et autres goodies. D’où la flopée des récentes transformations qui démultiplient les possibilités de créations. Pour les lecteurs, cela se traduit par du fan-service à foison, du rouge, du bleu, du rose et la réapparition de personnages populaires autour desquels on construit une intrigue tant bien que mal.


Après Mirai Trunks, c’est donc Vegetto qui finit par revenir. Mais à quel prix ? Si je reconnais volontiers le caractère inattendu de ce rebondissement, je ne peux m'empêcher de penser que cela égratigne à nouveau l’héritage de la série mère. Après le level-up saiyan post-guerison, utilisé pour expressément rendre l’ennemi plus fort et dangereux lors du tome précédent, on décide cette fois-ci de rendre le pouvoir des potalas aussi réversible qu’une technique de fusion classique. Excellente idée pour ce qui est de monter l’intensité des affrontements d’un ultime cran – où s’arrêtera-t-on ? - mais super décevant, à nouveau, pour sa facilité. L’anomalie Boo qui était parvenue à défaire l’irréversible, était censée être une unique anomalie. Cela perd rétrospectivement de son impact. Intégrer la fusion Gogeta dans la continuité de la série aurait été à mon humble avis une meilleure option. (Et puis, égoïstement, je préfère Gogeta.)


Mis à part ces petites réécritures des codes de l’univers DB, je dois tout même avouer ne pas avoir boudé mon plaisir. Tout particulièrement aux dernières pages, lorsque le toujours très orgueilleux et fier Vegeta choisit de céder sa place à Kakarotto pour les sortir du pétrin. Pour une fois, la redite a du bon car elle rappelle ce qui nous plait tant dans la rivalité et le respect que se portent les deux guerriers Saiyan.

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