Critique Dark goddess 3

Et voilà déjà le dernier tome de Dark Goddess.


Contrairement aux précédents, celui-ci ne comporte qu'une seule intrigue, à savoir une enquête sur un monstre dans la même veine que celle du tome 2. Sauf que « plus de pages » ne signifie pas « histoire plus développée », hélas...


Pendant presque tout le tome, Nagare, Anjo, Haruka et Hikaru sont là, à ne pas savoir quoi faire, dépassés par les évènements. Alors certes, Tôru Fujisawa et Hirozaku Ochiai ont meublé tout ça avec un petit peu d'humour, un tout petit peu de fan-service et un certain développement du personnage d'Hikaru, évitant au moins les longueurs... reste que tout ça est mollasson, et que l'on n'a à aucun moment l'impression d'avoir affaire à un « boss de fin », avant les toutes dernières pages. Les héros subissent plus qu'ils n'agissent, et ce n'est pas la conclusion qui arrangera les choses...

… en effet, Dark Goddess sent à plein nez la série avortée. Les deux auteurs ont fait en sorte de livrer au lecteur quelques réponses, reste que si le dénouement de l'intrigue du tome est satisfaisant, il demeure expédié et surtout, totalement à la ramasse pour une fin *de série*. Personne ne se laissera tromper, d'ailleurs : nouveaux personnages introduits à quelques pages de la fin, résolution des problèmes très « TGCM » (ta gueule, c'est magique), Mukuroha n'étant là que comme figurant... On sent clairement le truc bricolé en vitesse à partir d'un chapitre déjà planifié, histoire de sauver les meubles du mieux possible. Bilan, l'histoire s'arrête brutalement, comme si tout ça n'était qu'un début. A la trappe, un éventuel rapprochement entre Nagare et Haruka ou un éventuel triangle avec Nana ; à la trappe, l'ambiguïté d'Anjo si intéressante dans le premier tome ; à la trappe, le personnage du grand-père... Bref, si la fin est « potable », tout est loin d'être résolu.


C'est dommage, car d'un bout à l'autre, Dark Goddess s'est avéré un manga très sympa à lire, pourvu d'une ambiance propre et d'un bon équilibre entre surnaturel et légèreté, et même si cette dernière histoire était moins palpitante, elle n'en demeure pas moins plutôt bonne en elle-même. Et visuellement, on retrouve bien sûr les qualités de la série : qu'il s'agisse du yôkai à l'honneur, tout simplement magnifique dans sa laideur et bénéficiant d'une entrée en scène qui ne fait pas dans la dentelle, ou du look des nouveaux personnages féminins, Hirozaku Ochiai semble être doué pour tout.


Dark Goddess est donc une série au fort potentiel qui ne restera, malheureusement, que ça. « Un potentiel ». En l'état, ça se lit, ça fait passer un bon moment, mais ça n'a jamais été conçu pour être une série courte et ça se ressent. On ne peut qu'espérer que les deux auteurs aient la possibilité de collaborer à nouveau un jour.

5
Si ce tome a le mérite de proposer une intrigue plus longue qu'habituellement, celle-ci n'est pas à la hauteur pour conclure la série comme il se doit. Ainsi qu'on le redoutait, Dark Goddess est indubitablement l'une de ces séries fauchées en plein envol avant même d'avoir eu l'opportunité de déployer pleinement leur potentiel.
  • Le yôkai de ce tome, visuellement génial
  • Le chara-design des persos féminins
  • La fin bricolée à l'arrache, laissant presque tout en suspens
  • Rythme un peu mou
  • "Tout ça pour ça"

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par Pois0n

http://twitter.com/Svetlana_Mori Auteur.e de romance fantasy et paranormal romance. Gameur.se, dolleur.se, amateur.ice de bateaux, de courses NASCAR et de Domino's pizza.

Site/blog perso : http://svetlanamoriwritings.peyj.com/

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