Critique I love you so I kill you 1

Taku Kamishiro, un jeune lycéen, se retrouve malgré lui infecté d'un mal qui le ronge : dès qu'il s'approche de celle qu'il aime, Mika Hanazono, des visions de meurtre l'envahissent. Toute l’œuvre est ensuite basée sur ses maux, qui nous troublent autant que le protagoniste.

Très attendu, I Love you, so I kill you est-il à la hauteur de nos espérances et de ses promesses ? C'est ce que nous allons voir dans cette critique.


Une forme qui fonctionne

Tout d'abord, quelques mots sur le cadre spatio-temporel dans lequel évolue l'intrigue. Un établissement scolaire dans un Japon contemporain, des lycéens et professeurs comme seuls personnages, rien d'original du tout à cela, et c'est bien dommage. Certes, cette recette fonctionne (presque) toujours, mais nous, lecteurs, pouvons être las de cette rengaine tant nous avons le profond sentiment que les mangakas ne prennent plus vraiment de risque. Mais, et cette conjonction de coordination est très importante, c'est bien là le seul défaut de l'histoire ! 

En effet, bien que nous aurions sûrement préféré découvrir des personnages plus adultes pour une fois, ce regret est vite dissipé grâce au talent du scénariste Majuro Kaname. Ainsi le suspens est plus que palpable, et le génie du dessinateur Sousou Sakakibara est un véritable régale pour les yeux. La représentation externes des émotions faciales, relevant la torture interne des personnages frôle la perfection. Vraiment, il n'y a rien à redire sur le dynamisme des planches.


Un fond encore plus poignant

Cette forme appliquée et ravissante permet un fond qui l'est encore plus. De ce fait, la souffrance, l'incompréhension et les pulsions de Taku Kamishiro nous envahissent et nous tiennent en haleine jusqu'à la dernière page, qui semble arriver bien trop vite ! Par ailleurs, nous ressentons une sincère empathie pour les deux jeunes lycéens, ce qui nous ravis : les personnages sont travaillés, ont de la profondeur, et sont intrigants, intéressants. Comme cela fait du bien ! Ajoutons que la lecture téléologique de cette œuvre mérite quelques mots. Les envies meurtrières du jeune homme face auxquelles il ne peut lutter lorsqu'il voit celle qu'il aime nous rappellent ainsi les pulsions que peuvent avoir un jeune adolescent envieux de découvrir le corps féminin. Cette double lecture enrichie de ce fait l’œuvre originelle. 

 

9
I love you, so I kill you apporte un vent de fraîcheur dans une atmosphère envoûtante et trépidante. Les enjeux que soulève l'histoire nous intriguent, tant nous sommes face à une réelle immersion au sein de l'oeuvre, dont nous avons hâte de connaître les aboutissants !

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par Ashitaka

Lecteur de mangas depuis mon plus jeune âge. Certains ont grandi avec Disney, moi ce fut avec Ghibli !

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