Critique Freaky girls 1

Dans un univers proche du nôtre, sur terre et (encore) au Japon, cohabitent humains et "para-humains", créatures aux caractéristiques spéciales bien que composées de chair et de sang.

Persécutés et victimes de préjugés, ces derniers, au fil des siècles, ont fini par s'intégrer parmi les humains. Tetsuo Takahashi, professeur de biologie depuis trois années au lycée Shibasaki, se passionne depuis longtemps pour ces êtres rarissimes, que l'on surnomme aussi "demi", et rêve de les étudier sans pour autant les disséquer. Quelle sera alors sa surprise quand il découvrira que pour sa quatrième rentrée, des spécimens féminins fréquentent enfin son lycée...

 

Je serai direct. Même si c'est écrit sur la tranche, "Freaky Girls" est tout sauf un seinen. Le postulat de départ ferait même limite penser à un produit dérivé d'"Xmen". Mais non ! Nous avons tout bonnement affaire à un Harem manga. Car comme je l'ai cité précédemment, les "para-humains" de ce premier tome sont tous des femmes et qui, comme par hasard, se trouvent toutes fortement attirées par notre jeune professeur aux épaules bien larges en lui réclamant sans cesse des câlins...

Je n'ai aucun problème avec ça, mais pourquoi indiquer alors que c'est un seinen ? Je sais que je chipote, mais fallait le dire.

En dehors de cette légère "tromperie" le tout n'est pas mauvais et je dirais même que j'ai pris plaisir à lire l'entièreté de ce premier volume. Graphiquement ça ne casse pas des briques, le charadesign des hommes est parfois étrange, surtout lorsqu'on se concentre sur le regard du Pr Takahashi, les cases peuvent être aussi très vides et l'encrage plutôt "hésitant". Mais voilà, le tome se lit vraiment bien, on s'attache aux personnages, chacun possédant sa propre personnalité et puis surtout... on a envie de découvrir la suite.

N'en déplaise à certains, ce premier tome ne raconte au final pas grand chose et l'action tourne principalement autour d'histoire d'amour, d'acception de soi et de problème d'adolescent.

J'imagine que pour le début de son manga l'auteur préfère poser le décors, mais si "Freaky Girls" se poursuit avec des tomes ne nous offrant que des chapitres/épisodes nous racontant le quotidien d'adolescentes mal dans leur peau sans faire entrer de réels enjeux pour, au final, nous pondre un énième "harem", je pense que beaucoup de lecteurs dans mon genre finiront par lâcher l'affaire.

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