Chronique : Alice au royaume de Joker T.1

Découvrez nos premières impressions sur avec ces nouvelles aventures d'Alice

 

Alice décide de s’installer chez Vivaldi, dans le château de Cœur, où elle coule des jours paisibles jusqu’à l’arrivée de Joker et de son étrange cirque. Si Alice ne sait trop que penser de ce nouveau venu, les habitants de Wonderland semblent inquiets : le retour de l’énigmatique clown marque le début d’une période de faux-semblants qui pourrait bien être fatale à la jeune fille… Qui est Joker, et quel est ce mystérieux jeu qu’il compte imposer à Alice ?

 

Titre : Alice au royaume de Joker T.1
Editeur français : Ki-oon
Date de sortie : 08/01/2015
Dessinateur : Mamenosuke FUJIMARU
Scénariste : QUINROSE

Série terminée en 7 tomes

 

Les aventures d'Alice se poursuivent avec cette troisième série éditée dans nos contrées par Ki-oon. Pour rappel, Alice au Royaume de Joker n'est pas la suite du manga "Alice au Royaume de Trèfle" (pas plus que celui-ci n'était la suite du manga Alice au Royaume de Coeur) mais l'adaptation du jeu vidéo Joker no Kuni no Alice qui est lui-même une suite alternative du jeu précédent. Vous êtes largués? Pas de panique. Sachez simplement que les jeux en question sont des otome game appartenant au genre visual novel (du texte, des illustrations, et des choix à faire, comme dans ces bons vieux "livres dont vous êtes le héros") où le but est de caser Alice avec l'un des protagonistes, et donc qu'à chaque nouveau jeu, l'histoire se poursuit comme elle l'aurait fait dans le cas où Alice ne se serait mise en couple avec personne dans le précédent.
Si le manga Alice au royaume de Coeur se voulait une adaptation "généraliste" bien que l'auteure ait choisi un prétendant pour l'héroïne, le Alice au royaume de Trèfle paru chez nous n'était que l'une des nombreuses autres issues du même jeu, chacune dédiée à un des couples possibles .

C'était pourquoi Alice se retrouvait dés le début dans les bras de Boris, et qu'elle n'y est pas au début de "Joker". Si vous avez saisi le concept, vous êtes prêts à lire la suite.

Cette adaptation de Joker a l'intelligence de ne pas laisser de côté les lecteurs qui découvriraient la licence seulement maintenant, et tout le début du tome se veut consacré à un long flashback relatant l'arrivée d'Alice à Wonderland et présentant quelques-uns des personnages tout en dévoilant progressivement toutes les subtilités de l'univers dans lequel évolue tout ce petit monde. Sachant que lesdites subtilités étaient distillées au compte-gouttes sur deux jeux, on pourrait craindre une surdose d'informations, mais Mamenosuke Fujimaru parvient à rendre le tout très digeste. Les présentations et explications se poursuivent tout au long du volume, relativement bien insérées dans le début de l'histoire de "Joker".
Et c'est peut-être la seule chose qu'on pourra reprocher à ce tome. Nous sommes clairement en présence d'un pur volume d'introduction, dont la conclusion marque le véritable début de l'histoire. Les vieux briscards de la licence devront donc se farcir pour la troisième fois l'introduction des prétendants d'Alice, sur un tome entier. A côté de ça, des éclaircissements longtemps attendus sur certains mystères du scénario sont traités plus en profondeur, ce qui fait que chaque public y trouvera son compte, et que nouveaux venus comme fidèles en seront au même point après lecture de ce premier volume de Joker. Et ça, c'est pas rien.

Graphiquement, les personnages et décors sont très fidèles au character-design d'origine, et si la patte personnelle de l'auteure est visible, ce n'est en rien une mauvaise chose. Les personnages sont expressifs, il y a de la vie, du mouvement, bref, c'est beau et agréable à regarder (sans pour autant être extraordinaire, hein). La narration manque parfois un chouïa de clarté mais au vu de la densité des informations contenues dans ce volume, la mangaka s'en est admirablement tirée.

Quant à l'édition de Ki-oon, il n'y a comme d'habitude rien à redire. L'impression est impeccable, il n'y a pas la moindre coquille, le papier et la reliure sont de bonne qualité, et l'éditeur nous gratifie d'illustrations couleur et de bonus sous la jaquette.

Pour le moment, nous sommes donc en présence d'une très bonne adaptation, évitant habilement les défauts de nombre d'autres mangas tirés de jeux vidéo (ce qui, au passage, ne se ressent absolument pas à la lecture). A voir quelle voie l'auteure décidera d'emprunter par la suite, car, pour le moment, impossible de deviner si elle choisira d'adapter l'une des "routes" du jeu (comme pour Cheshire Cat Waltz) ou de suivre les pas de sa collègue Soumei Hoshino qui avait traité Heart no Kuni no Alice.

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