Espace membre de nalojolan
le 23/06/2016 à 09:04
Parallèle Dès la couverture, Parallèle intrigue : y’aurait-il un concept assumé derrière ce titre ? La réponse est évidemment positive, on le découvre franchement à partir de la planche 37. C’est malin et très adapté au média BD. \r\nAvant d’en arriver là, il faut se lancer en terrain connu : un vaisseau assailli par des mutants. La mise en page de Laval Ng est top ! Le dessinateur sait varier les angles de vue et détruit le cadre quand il le faut. Dommage que son trait soit parfois grossier, style crayonné. Le choix de colorisation de Daniel est, lui aussi, étrange : les tons fades ne mettent pas en valeur les lumières du vaisseau. Idem lors des attaques mutantes ; un sang bien rouge aurait eu plus d’impact ! \r\nTout ceci pourrait paraître secondaire si le scénario de Pelaez n’était pas, lui aussi, confus. Dès les premières planches, il y a comme un flottement. Est-on en présence de pionniers ? Les mutants sont-ils des ennemis nouveaux pour l’équipe ? Pourquoi le vaisseau est-il avarié ? Les réponses arrivent très vite, en vrac. Aucun angle n’est réellement privilégié. L’attaque des mutants (redondante et pas assez trash pour choquer) prend beaucoup de place au détriment de l’autopsie et de l’arrivée sur Terre. Ces deux séquences sont pourtant décisives.\r\nCe flottement se ressent aussi dans les personnages. Il y a beaucoup de monde ! Les héros, Kassidy et le Président, sont perdus au milieu des autres. \r\nVient enfin cette fameuse planche 37. La suite, surprenante, est très originale dans sa forme (il fallait y penser !). Les auteurs n’abusent pas de leur effet, ils terminent ce premier tome dans un New York dévasté, rempli de mutants, façon BLOCK 109. \r\nAu final, un premier tome correct, sans plus. Il manque des enjeux clairs (ça peut venir) et des héros auxquels s’attacher.
le 02/05/2016 à 10:58
Deepwater Prison T.3L’évasion tant attendue arrive enfin ! Ca cause beaucoup (comme constaté dans le tome 2), ça perd son temps devant des portiques de sous-marins et ça laisse les serpentoides au rang de figurants. J’aurais adoré une destruction de la prison due à ces animaux effrayants ! La confrontation Rosenberg-Stewart est d’une platitude consternante : au bout de trois cases, la députée comprend l’injustice qui frappe ce -si héroïque- personnage. En fait, tous les protagonistes de la prison passent leur temps à déclamer leurs motivations ! C’est lourd et extrêmement manichéen, on se croirait dans Spirou ! Le procès final, sans intérêt, n’arrange rien. La série se clôture donc de façon beaucoup trop convenue pour marquer le coup. A moins d’adorer les sosies d’Eric Besson ou Jean Van-Hamme, vous pouvez passer votre chemin et lire « le Traqué mémoire ».
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