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Otogi Matsuri

Critique de JoeHarper :
  • Dans la ville de Miyakono, surnommée la "petite Kyôto", d'étranges créatures maléfiques apparaissent et attaquent les humains. A cette même période, Yôsuke un lycéen comme les autres, brise accidentellement un petit autel dans un sanctuaire shintô. Le jeune garçon se retrouve alors possédé par l'une des quatre divinités protectrices de la ville: en échange de ce qu'il a de plus cher au monde, son bras se voit doté d'une arme sacrée, l'arc de Suzaku le phénix rouge. Il se voit lors doté d'une mission, combattre les kenzoku, les êtres démoniaques. Quelle claque ! Mais quelle claque ! Parlons tout d'abord des dessins: visuellement, Otogi matsuri est tout simplement l'un des plus beaux manga qu'il m'ait été donné de voir. Inoue Jun'ya n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il a travaillé sur plusieurs jeux vidéo et a réalisé le design des monstres d'un film. Et toute son expérience se ressent dans son coup de crayon: le design des personnages est vraiment agréable et personnel, celui des monstres est tout bonnement hallucinant, ça fourmille de détails, et le découpage ainsi que la mise en scène rendent le tout ultra dynamique. Otogi matsuri est visuellement tellement exceptionnel que je ne sais pas quoi dire d'autre. Quant au scénario, il s'inspire avec brio du folklore japonais. S'il se présente comme une classique chasse aux démons, c'est petit à petit qu'il se dévoile. Ainsi, au fur et à mesure des volumes, on en apprend plus sur l'apparition des kenzoku, sur le terrible destin de Yôsuke, et on fait la connaissance de plusieurs personnages intéressants et attachants, qui seront de précieux alliés pour Yôsuke. Et les dessins, déjà magnifiques au début, ne cessent eux aussi de s'améliorer. Si Otogi matsuri est avant tout un excellent seinen d'action et d'horreur, une place est faite peu à peu aux sentiments des protagonistes, qu'ils soient dotés de pouvoirs ou non. Cela crée à merveille des moments plus calmes et touchants et ne fait que rendre les personnages et le manga lui-même plus attachants. Essayez Otogi matsuri, et vous ne pourrez bientôt plus vous en passer ! En ce qui me concerne, en l'espace de six volumes, ce manga s'est largement imposé au sommet de mes lectures préférées. Un coup de maître, merci Inoue Jun'ya !