Le gouverneur de Tokyo évoque sa brouille avec les éditeurs manga

Et c'est encore une fois avec beaucoup de finesse....

En avril dernier Shintaro Ishihara a été réélu au poste de gouverneur de Tokyo. Il était mardi l'invité de l'émission du journaliste Soichiro Tahara. Bien évidemment, après avoir annoncé la liste des 6 premiers manga à être interdit aux mineurs, le gouverneur ne pouvait pas éviter le sujet de l'amendement qui renforce la loi sur la protection de la jeunesse.

Il a aussi évoqué la réaction des éditeurs face à son amendement, et comme souvent le gouverneur de Tokyo s'est fendu d'une phrase dont il aurait pu se passer. Mais avant d'en revenir là, rappelons brièvement les faits.

Quand le gouvernement de Tokyo a annoncé la mise en place de ce nouvel amendement, les éditeurs et les auteurs ont redouté de perdre de leur liberté d'expression. Pour marquer leur mécontentement, ils ont décidé de boycotter le Tokyo Anime Fair. Il faut savoir que le comité exécutif de cette manifestation est dirigé par Ishihara. Avec 10 des plus gros éditeurs (et probablement un certain nombre d'amateurs de manga solidaires) absents du TAF, la manifestation en aurait pris un sacré coup.

Et pour enfoncer le clou, les éditeurs avaient décidé de monter leur propre festival à la même date, l'Anime Contents Expo. Finallement, aucune des deux manifestations n'a eu lieu en raison du tremblement de terre. On notera au passage que Ishihara avait dit des catastrophes qui se sont abattues sur le Japon qu'il s'agissait d'un « châtiment divin » qui viendrait sanctionner l'« égoïsme » du peuple japonais.

Lors de l'émission de Soichiro Tahara, il a donc expliqué à propos de toute cette histoire : « Je n'étais pas sûr de savoir à propos de quoi les éditeurs ont fait une paranoïa... Il y avait l'Anime Fair... mais, ils ont dit, 'nous ne viendrons pas et tiendrons [un autre festival anime] à Makuhari'. Ensuite, il y a eu le tremblement de terre. Les deux [manifestations] ont été annulées. [Et j'ai pensé] ils l'ont mérité ».

Nous laisserons cette déclaration à votre appréciation. Il est aussi possible de la voir en vidéo (en japonais sans sous-titre uniquement) sur le site de Nico Nico Douga.

Publiée le 18.05.2011 10:53:00