Nouvel amendement : Tokyo liste les 6 premiers manga interdits aux mineurs

Comme il fallait s'y attendre Akisora fait partie de la liste

Le gouvernement de Tokyo vient d'entamer sa chasse aux sorcières ou plutôt sa chasse aux publications « nocives » pour la jeunesse. On se souviendra que la mangaka Masahiro Itotsugi avait annoncé à la fin du mois dernier que les tomes 1 et 3 de son manga Akisora ne seraient plus édités. Et cela en raison du nouvel amendement qui doit renforcer la protection de la jeunesse.

Si elle n'avait pas précisé de qui émanait cette décision, on sait maintenant que le gouvernement de Tokyo avait prévu de rendre ce manga interdit à la vente pour les mineurs. Lors d'une rencontre avec la convention d'éthique de l'industrie de l'édition et avec le groupe de discussion de l'éthique dans l'édition, le gouvernement de Tokyo a présenté la liste des 6 premiers titres qui seront interdits aux mineurs. Cette mesure prendra effet le 1er juillet.

Quelques éditeurs ont demandé au gouvernement de les informer des normes avant que les livres soient édités. Le responsable de la section jeunesse au bureau de la jeunesse et de la sûreté publique (du gouvernement de Tokyo), Mika Sakurai a répondu que les éditeurs devraient s'adresser au gouvernement avant la publication de certains titres pour savoir s'ils tomberont sous le coup de la loi. Cela dit le gouvernement ne pourra pas statuer immédiatement. Pour certaines publications il pourra donner une réponse rapide pour d'autres la réponse pourrait ne pas arriver avant leur sortie.

Les 6 premiers titres qui seront interdits aux mineurs sont donc :

Akisora de Masahiro Itotsugi chez Akita Shoten. Ce titre évoque une relation incestueuse entre un frère et sa soeur aînée. Il a donc été listé pour « inceste ».

Oku-sama wa Shogakusei (que l'on pourrait traduire par ma femme est une écolière) de Seiji Matsuyama chez Akita Shoten. L'action de ce manga (genre humour/gag) se déroule dans un futur où l'âge du mariage a été revu à la baisse. Du coup un homme de 24 ans se trouve marié à une fille de 12 ans. Listé pour « viol d'enfant ». Ce titre avait été montré à la télévision par le vice gouverneur de Tokyo, Naoki Inose, en tant qu'exemple de manga devant être interdit aux mineurs.

Lovers & Sharing de Yashi Natsuba chez Shobunkan. Dans ce titre, un garçon trompe sa copine avec sa soeur jumelle. La copine est dans une colère noire mais la soeur jumelle propose de partager le petit copain. Listé pour « viol », « inceste », « viol collectif ».

Koibito 8-go de Makoto Ojiro chez Shonen Gahousha. Dans ce titre, une femme est attaquée par un homme masqué et une reportrice pour un magazine va tout faire pour découvrir l'identité de cet homme. Il s'agit d'une « histoire érotique et pleine de suspens ». Listé pour « viol ».

Hanamizawa Q-taro jisenshu hana-hiyori de Q-taro Hanamizawa chez Mediax. Un recueil d'histoires courtes sélectionné par Q-taro. Il s'agit essentiellement de comédies romantiques légères avec quelques scènes érotiques selon Anime News Network. Listé pour « rapports sexuels à l'école ».

Midori no kisetsu de Maako chez Moerl Publishing. Recueil d'histoires courtes. Trois des huit histoires ont pour thème l'inceste. Listé pour « inceste », « rapports sexuels à l'école ».

Source: ANN

Mariog

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