Le Sommet des Dieux T.1 édition Cartonnée
Kamigami no itadaki
神々の山嶺
Edition terminée en 5 tomes - Kana Résumé du tome : Un manga à vous couper le souffle! Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l'Everest. Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l'on puisse savoir s'ils sont parvenus au sommet. Et si c'était seulement lors du chemin du retour qu'ils avaient eu cet accident fatal? Cela changerait l'histoire de l'alpinisme! C'est sur cette passionnante question que s'ouvre le chemin initiatique de Fukamachi qui sera amené à faire la rencontre de figures hautes en couleurs.

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Le 8 juin 1924, Mallory et Irvine, deux alpinistes chevronnés, disparaissent lors de la première tentative d’ascension de l’Everest. Juin 1993, Katmandou, capitale du Népal. Makoto Fukamachi, photographe, déambule dans les rues de la ville après l’échec d’une expédition japonaise venue vaincre l’Everest à laquelle il participait. Au détour d’une ruelle, il entre dans un magasin proposant tout un tas de bibelots, dont du matériel d’alpinisme. Perdu au milieu du magasin, un vieil appareil photo attire son attention : cet appareil serait-il celui de Mallory et par conséquent pourrait-il permettre de faire la lumière sur la première ascension du toit du monde ?
Alors que Delcourt dégaine son Ascension de Shinichi Sakamoto, Kana a l’excellente idée de rééditer le titre référence du genre avec Le sommet des dieux. Le contenu est très semblable à la précédente édition, avec ici une couverture rigide cartonnée. Une préface de Stéphane et Muriel Barbery (auteure de L’élégance du hérisson, roman aux nombreux prix) ainsi qu’une postface des deux auteurs de l’oeuvre complètent les 330 pages de ce premier tome pour une édition qui justifie son prix (18€). Mais ce qui va évidemment justifier l’achat de la série, c’est avant tout son contenu. Et ici, les deux auteurs nous ont réellement gâtés. Graphiquement, Jirô Taniguchi atteint avec Le sommet des dieux un niveau proche de la perfection. La beauté des paysages de montagne est proprement fascinante et les expressions des visages, les attitudes, les décors… tout est parfaitement retranscrit afin d’immerger totalement le lecteur. Et côté scénario, Baku Yumemakura nous offre un contenu qui n’a rien à envier au dessin de son camarade. En suivant Makoto Fukamachi, l’auteur nous fait progressivement découvrir l’histoire de l’alpinisme tant japonais que mondial et nous fait rencontrer les différents personnages dont le lecteur suivra les exploits en retenant son souffle. En découvrant ce mystérieux appareil photo, Fukamachi va être amené à croiser la route d’un alpiniste de légende dont plus personne n’avait de nouvelles : Habu Jôji. De retour au Japon, Fukamachi va enquêter sur l’homme et son passé, qu’il trouvera rapidement lié à celui d’un autre grand nom de l’alpinisme mondial, Hase Tsuneo. D’ascension en ascension, d’exploits en drames, Jirô Taniguchi et Baku Yumemakura emmènent leurs lecteurs vers les plus hauts sommets et signent avec ce titre peut être l’un des tous meilleurs mangas qui soit. Seule la suite de la série nous dira si le niveau de qualité atteint dans ce premier volume se confirme mais nous avons en tout cas là un début d’une qualité exceptionnelle.
Réédition d’un titre à la réputation plus que flatteuse, Le sommet des dieux confirme son statut d’œuvre incontournable avec un premier volume prenant et palpitant. Portée par le dessin de Taniguchi, la série débute très fort et rien ne semble indiquer qu’une baisse de régime puisse se produire par la suite.
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