Le Sommet des Dieux T.1 édition Cartonnée

Kamigami no itadaki 神々の山嶺
Paru le 17/09/2010 chez Kana
Le Sommet des Dieux T.1
Manga
Seinen
Business Jump
***
Suspense, Tranche de vie
0
x cm
N&B
18 EUR
9782505004899
+ de 14 ans
Pas de site officiel
Jiro TANIGUCHI
Baku YUMEMAKURA
Edition terminée en 5 tomes - Kana

Résumé du tome : Un manga à vous couper le souffle! Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l'Everest. Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l'on puisse savoir s'ils sont parvenus au sommet. Et si c'était seulement lors du chemin du retour qu'ils avaient eu cet accident fatal? Cela changerait l'histoire de l'alpinisme! C'est sur cette passionnante question que s'ouvre le chemin initiatique de Fukamachi qui sera amené à faire la rencontre de figures hautes en couleurs.

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Critiques staff MS sur ce tome
872 critiques rédigées
Note : 9/10
Critique T.1: Edité une première fois il y a maintenant 6 ans, Le sommet des dieux revient chez Kana avec cette version « cartonnée ». A la réalisation de cette série en 5 volumes, on retrouve bien entendu le célébrissime Jirô Taniguchi au dessin (lauréat du prix du meilleur dessin au festival d’Angoulème en 2005 pour Le sommet des dieux justement), accompagné de Baku Yumemakura, célèbre romancier japonais dont nous connaissons en France des œuvres telles que Onmyoji ou Taiten no Ken. Le sommet des dieux est l’adaptation du roman du même nom de Yumemakura. Le récit nous emmène sur les traces de Makoto Fukamachi, photographe, dont la rencontre fortuite avec un alpiniste célèbre va bouleverser la vie…

Le 8 juin 1924, Mallory et Irvine, deux alpinistes chevronnés, disparaissent lors de la première tentative d’ascension de l’Everest. Juin 1993, Katmandou, capitale du Népal. Makoto Fukamachi, photographe, déambule dans les rues de la ville après l’échec d’une expédition japonaise venue vaincre l’Everest à laquelle il participait. Au détour d’une ruelle, il entre dans un magasin proposant tout un tas de bibelots, dont du matériel d’alpinisme. Perdu au milieu du magasin, un vieil appareil photo attire son attention : cet appareil serait-il celui de Mallory et par conséquent pourrait-il permettre de faire la lumière sur la première ascension du toit du monde ?

Alors que Delcourt dégaine son Ascension de Shinichi Sakamoto, Kana a l’excellente idée de rééditer le titre référence du genre avec Le sommet des dieux. Le contenu est très semblable à la précédente édition, avec ici une couverture rigide cartonnée. Une préface de Stéphane et Muriel Barbery (auteure de L’élégance du hérisson, roman aux nombreux prix) ainsi qu’une postface des deux auteurs de l’oeuvre complètent les 330 pages de ce premier tome pour une édition qui justifie son prix (18€). Mais ce qui va évidemment justifier l’achat de la série, c’est avant tout son contenu. Et ici, les deux auteurs nous ont réellement gâtés. Graphiquement, Jirô Taniguchi atteint avec Le sommet des dieux un niveau proche de la perfection. La beauté des paysages de montagne est proprement fascinante et les expressions des visages, les attitudes, les décors… tout est parfaitement retranscrit afin d’immerger totalement le lecteur. Et côté scénario, Baku Yumemakura nous offre un contenu qui n’a rien à envier au dessin de son camarade. En suivant Makoto Fukamachi, l’auteur nous fait progressivement découvrir l’histoire de l’alpinisme tant japonais que mondial et nous fait rencontrer les différents personnages dont le lecteur suivra les exploits en retenant son souffle. En découvrant ce mystérieux appareil photo, Fukamachi va être amené à croiser la route d’un alpiniste de légende dont plus personne n’avait de nouvelles : Habu Jôji. De retour au Japon, Fukamachi va enquêter sur l’homme et son passé, qu’il trouvera rapidement lié à celui d’un autre grand nom de l’alpinisme mondial, Hase Tsuneo. D’ascension en ascension, d’exploits en drames, Jirô Taniguchi et Baku Yumemakura emmènent leurs lecteurs vers les plus hauts sommets et signent avec ce titre peut être l’un des tous meilleurs mangas qui soit. Seule la suite de la série nous dira si le niveau de qualité atteint dans ce premier volume se confirme mais nous avons en tout cas là un début d’une qualité exceptionnelle.

Réédition d’un titre à la réputation plus que flatteuse, Le sommet des dieux confirme son statut d’œuvre incontournable avec un premier volume prenant et palpitant. Portée par le dessin de Taniguchi, la série débute très fort et rien ne semble indiquer qu’une baisse de régime puisse se produire par la suite.
Le 13-10-2010 à 00:06
Commentaires des membres sur Le Sommet des Dieux T.1

mbshort :: 21 septembre 2011 14:46

Avatar de mbshort

Histoire très plaisante à lire, dessins magnifiques.

ivan isaak :: 22 octobre 2010 21:28

Avatar de ivan isaak

J'ai confiance. 8)

Slapash :: 22 octobre 2010 14:44

Avatar de Slapash

Bon j'ai juste commencer le tome 1 pour le moment, donc Ivan va devoir attendre encore un peu avant de savoir si il a perdu des sous. :D

dante-gl :: 22 octobre 2010 11:12

Avatar de dante-gl

Voilà voilà, j'ai lu ce magnifique premier tome.

Alors bon, c'est difficile de rajouter quelque chose après les critiques déjà très complètes et si justes d'Ivan et Fatliner (et hop un bouquet de fleurs au passage^^).

Donc pour résumer, je dois dire que je suis assez surpris de la manière dont l'histoire est traitée. Je pensais que j'aurai à faire à un "simple" manga d'alpinisme mais finalement, la façon dont est racontée l'histoire du point de vue de Fukumachi et des anciens "compagnons" d'Habu joji donne un aspect enquête à l'histoire. Ceci n'étant évidemment pas pour me déplaire puisque cela permet d'avoir un certain suspense pour un style qui, à première vue, ne s'y prête pas des masses. Par contre, je suppose que ces passages présent-passé devraient se faire moins fréquents (voire carrément disparaitre) une fois que Fukumachi aura retrouvé Habu.

Niveau dessins, il n'y a bien sûr rien à redire. La plupart des planches sont magnifiques et on se prend à admirer chaque plan de montagne. Les personnages sont expressifs, en particulier au niveau des regards propres à chacun (ceux de Habu sur les photos que possèdent Fukumachi et lors de l'histoire de la corde coupée sont vraiment marquants).

Que dire d'autre à part que ce manga frôle la perfection. 9.5/10.

EDIT: C'est bon Ivan, tu as de la chance, tu vas pouvoir garder tes sous :mrgreen:

Thomaba :: 20 octobre 2010 21:17

Avatar de Thomaba

J'ai craqué pour le premier tome après de si bonnes critiques, je le lirai ce week-end mais l'édition est vraiment très belle

arkio :: 18 octobre 2010 03:29

Avatar de arkio

Je me permets d'intervenir en complément de ta critique, pour fournir simplement quelques précisions supplémentaires sur les différences entre cette nouvelle édition du "sommet des dieux" et la première datant d'il y a 6 ans (et en premier lieu bien évidemment pour guider les possesseurs de la première édition)
Effectivement, même si les deux éditions ne se distinguent que sur un certain nombre de détails, il est toujours bon d'en faire mention :) (et en tant qu'amateur et collectionneur des multiples éditions d'une série, j'aime bien me prêter à cet exercice de comparaison)

- La nouveauté la plus significative est donc cette couverture cartonnée robuste, qui ajoute un cachet plus "luxueux" au livre, cachet encore accentué par la présence d'un marque page intégré sous forme de bande de tissu cousue bleue (absent de la précédente version)

- L'apport le plus riche de la nouvelle édition est d'ailleurs plutôt à rechercher via une préface de grande qualité (absent de l'ancienne et pour cause...) ainsi que par une postface supplémentaire qui apporte un peu plus de lumière à la conception de ce titre. Par contre comme les "à propos de l'adaptation en manga du sommet des dieux" et d'"un autre sommet" sont présents dans les deux éditions, on dira que niveau "bonus" on est juste davantage gâtés :)

- Au niveau du format, un premier coup d'oeil permet de penser qu'il a été préservé d'une édition à l'autre : un 24x27 cm ; grand format de manga assez peu usité (cf. la collection "écritures" de Casterman).
Cependant, ce respect de la taille du livre n'est vrai que dans ses dimensions extérieures et en l'occurence, ici, seule la couverture cartonnée garde ces dimensions. Aussi, les pages de la nouvelles édition sont donc un peu plus petites que l'ancienne en 23x26 cm. (plus la case est grande, plus la perte de surface est ainsi perceptible)

- Le papier de la nouvelle édition est d'un grain de blanc supérieur (l'ancienne paraît plus "jaune"), plus doux au toucher, et si l'on regarde plus attentivement, l'impression générale des parties tramées est un (poil) de meilleure qualité (légèrement plus homogène). Celà étant, la qualité d'impression de la première version étant déjà de grande qualité, on dira alors qu'on frise maintenant la perfection. (à noter que les pages couleur de début de tomes sont présentes dans les deux versions)

- En ce qui concerne la traduction, aucun changement n'a été effectué si ce n'est la phrase de Mallory en tout début de tome^^ (et reprise 100 pages après).
On notera aussi que la taille de police utilisée par le narrateur a été particulièrement réduite afin de moins empiéter sur les cases où il intervient.

- Pour la graphie, la différence la plus notable se situe surtout au niveau des onomatopées originales (japonaises), qui ont complètement disparues de la nouvelle édition, alors qu'elles avaient été conservées dans la première édition (complétées, en petit, par la même transcription française utilisée, en plus grand, dans la nouvelle). Détail qui n'a bien sûr d'importance que pour ceux qui recherchent la planche originale et/ou qui sont rompus à la richesse d'évocation des onomatopées japonaises (et surtout qui peuvent... les lire, cela pour une dimension "auditive" que l'on ne retrouve pas dans les transcriptions françaises)


En conclusion, il ne me semble pas nécessaire d'investir dans cette nouvelle édition si l'on possède la première (mais lire la préface dans les tomes 1 et 2 en librairie ne peut faire que du bien à l'intellect), d'autant que la première n'est pas complètement dépassée et présente ses propres points d'intérêt. Néanmoins, à prix égal, il est difficile de ne pas reconnaître que la nouvelle édition a un meilleur rapport qualité/prix et qu'elle trônera dans une bibliothèque encore de plus belle façon que la première. (même si personnellement, je me limiterai à l'achat de ce premier tome "nouvelle édition" pour complèter mes anciens tomes)

Fatliner :: 16 octobre 2010 17:49

Avatar de Fatliner

Oui je sais et c'est d'ailleurs le cas de beaucoup d'autres mangas de Taniguchi .
Il faut bien sur rendre hommage à Yumemakura sans qui le manga n'aurait tout simplement jamais existé et je ne l'oublie pas seulement j'ai pris le parti de baser ma critique sur le manga et le traitement qu'apporte Taniguchi dessus mais je ne souhaitais nullement faire d'amalgame sur ce point . :|

ivan isaak :: 16 octobre 2010 17:40

Avatar de ivan isaak

Tu oublies quand même que le scénario n'est absolument pas de Taniguchi... Le dessin oui, le scénario, c'est Baku Yumemakura et lui seul. Il s'agit d'ailleurs de l'adaptation d'un de ses livres. Juste pour dire que je suis d'accord dans le fond mais qu'il ne faut pas jeter des lauriers uniquement à Taniguchi. Le scénario est pour beaucoup dans le fait que ce titre soit excellent... Et ça, ce n'est pas à Taniguchi qu'on le doit.

Fatliner :: 16 octobre 2010 17:31

Avatar de Fatliner

Tout d'abord je tiens à dire que je n'ai pas acheté le sommet des dieux pour le thème qui y est abordé.La raison première de mon choix pour ce livre vient bien évidemment de son auteur que j'apprécie beaucoup et dont le talent narratif et artistique prévaut souvent sur les sujets qu'il aborde.Un talent qui suffit à me dire au sortir de la lecture d'une de ses oeuvres même en deçà du reste de sa production que j'ai passé un agréable moment de lecture.Le style plus que le fond en somme mais lorsque les deux s'allie subtilement cela donne l'un des meilleurs mangas qu'il m'ait été donné de lire.
D'ailleurs il est pour moi toujours plus simple de donner un avis sur les titres représentants une déception.Leurs défauts semblant toujours plus flagrant les démontrer deviens alors chose facile.C'est en revanche une tout autre paire de manches quand on est censé définir une oeuvre tutoyant la perfection.Quand j'ouvre un livre je ne sais pas vraiment ce que j'en attend, je me laisse seulement transporter par le récit et les émotions que sa lecture me procure mais mettre des mots sur ses émotions s'avère être une tache si ardue que définir tout le bien que j'ai pensé du sommet des Dieux va se relever une affaire complexe !!!

Après une courte introduction mettant en scène Mallory et Irvine en 1924 dans ce qui pourrait représenter pour Fukamachi la première ascension de l'everest de l'histoire si toutefois il arrivait à obtenir la preuve que les deux alpinistes Anglais soient parvenus à atteindre le sommet.Pour cela il va se mettre en tête de retrouver les bobines de l'appareil photo que portaient les deux hommes au moment de cette escalade.
C'est de cette façon que commence l'histoire "Du sommet des Dieux " mais le récit va très vite ce porter sur Habu Jôji qui fera figure d'élément central de ce premier volume qui démarre très fort.Ainsi par l'intermédiaire des recherches de Fukamachi nous sera conté l'histoire de Habu Jôji, cet homme au charisme sauvage et à l'enfance difficile de laquelle naîtra un tempérament solitaire faisant de lui un être asocial et égoïstes.Cela fait beaucoup de choses pour un seul personnage qui comme le décrit joliment Stéphane Barbery dans la préface du livre est d'un caractère assez inhabituel chez les protagonistes que traite habituellement Jiro Taniguchi dans ses ouvrages.

Habu Jôji est effectivement le genre d'individu difficile à aborder pour un auteur qui prend le risque d'en faire une caricature comme cela peut être le cas dans de nombreux autres mangas .Seulement voila Taniguchi qui excelle souvent dans sa façon de mettre en scène ses personnages s'en sort ici d'une admirable manière avec ceux du sommet des dieux !
C'est ainsi que l'auteur nous montre subtilement et par petites doses les multiples facettes composant leurs personnalités jusqu'au moment ou dans un crescendo d'émotions imperceptibles éclate la beauté de ses aventuriers par le biais d'une simple phrase ou d'une attitude révélatrice de leurs pensées les plus profondes qui si elles ne sont pas toujours flatteuses les rendent profondément humains ! Cela donne lieu à de grandes scènes que ce soit en pleine ascension de l'Oni-sura ou lors d'une beuverie du club d'alpinisme dans un petit troquet du coin l'effet ressenti demeure le même !

La rivalité naissante entre Hase Tsuneo et Habu Jôji ne fait qu'approfondir d'avantage le scénario et rappelle les dualités qu'il est possible de voir dans certains mangas de sabres historique.J'ai d'ailleur trouvé paradoxal de voir en Hase un personnage au caractère jovial et stellaire écrire son nom dans l'histoire de l'alpinisme pour ses exploits en solitaire alors que Jôji qui lui vrai solitaire dans l'âme aurait d'avantage semblé en adéquation avec ce type de performance !Comment terminer cette critique sans évoquer le travail graphique sublime apporté par Taniguchi ou les plus hautes cimes de l' himalaya et du Japon paraissent plus sublime que jamais ! Il ne fut pas rare que mon regard ce fixe longuement sur les planches afin d'en contempler tout la beauté.Dans la deuxième partie du livre ont voit d'ailleur Taniguchi prendre plaisir à mettre en images les deux alpinistes de manières distinctive et en concordance avec le caractère de chacun.Ainsi Hase Tsuneo est souvent dessiné dans toute la blancheur des neiges recouvrant les sommets qu'il gravit et Habu Jôji se voit lui très régulièrement représenté de façon sombre avec de gros aplats de noir venant masquer sont visage comme si une ombre planait sur lui ! Bref du grand art !

Le sommet des dieux est une lecture d'excellence à l'interet croissant parsemé de point culminant venant sans cesse nous rappeler que nous somme en présence d'un chef d'oeuvre !
10/10

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