Retour vers le passé : L'Incroyable Hulk, la série TV (1977-1982)

 

Série américaine
Créée par Kenneth Johnson
Avec Bill Bixby, Lou Ferrigno…
5 saisons, 80 épisodes et 5 téléfilms
Diffusée en 1977 (pour le pilote) et entre 1978 et 1982 pour les 5 saisons

Mon plus vieux souvenir de L’Incroyable Hulk remonte à ces après-midis des années 80 où je regardais David Banner déchirer ses chemises et piquer une colère verte dans la série télévisée de Kenneth Johnson. Cela a déjà été répété maintes fois : Kenneth Johnson, le créateur des séries L’Homme qui valait 3 Milliards et Super Jaimie, n’en avait rien à faire des comics, dont Hulk qu’il trouvait « absurde ». Il aimait à dire qu’il s’est enfui en criant quand le boss de la branche télévision de la Universal lui a proposé de travailler sur l’un des personnages Marvel dont il venait d’acquérir les droits.

Mais Johnson devait avoir besoin du boulot puisqu’il a fini par accepter la proposition de développer une série sur le titan vert de Marvel en se basant sur des références classiques comme Les Misérables (pour lui, Banner est Valjean, le reporter Jack McGee est Javert) et Dr Jekyll et Mr Hyde. Bon, le format du show rappelle surtout la série TV Le Fugitif, avec son personnage principal qui parcourt les routes de l’Amérique après avoir été injustement accusé de meurtre.

 

 

Kenneth Johnson voulait une série au ton « adulte », plus drame psychologique qu’action musclée, et a tout fait pour gommer les liens aux comics. C’est notamment pour cela que Hulk ne parle pas et que Bruce Banner se prénomme David (les allitérations, ce n’était pas son truc…et il se dit que l’excuse du Bruce refusé parce que le prénom faisait trop gay est une « légende urbaine »). Johnson voulait même que Hulk soit rouge mais cela lui a été refusé (là, il était précurseur).

Vétéran du petit écran, Bill Bixby (Mon Martien FavoriLe Magicien…) a livré une interprétation solide dans le rôle principal. Quand j’étais plus jeune, je trouvais son Banner sympathique et touchant dans l’expression du destin tragique qui a fait de lui un vagabond solitaire. La présence de Hulk est réduite, il n’apparaît souvent que deux fois, dans le premier acte et le dernier. Le culturiste Lou Ferrigno a fait ses débuts d’acteur avec ce qui reste son rôle le plus emblématique, remplaçant au pied levé Richard Kiel (il ne reste qu’un plan furtif de Kiel dans le pilote).

Si les épisodes sont généralement déconnectés les uns des autres, il y a un fil rouge amené par le seul autre protagoniste régulier, le reporter Jack McGee (incarné par Jack Colvin) qui traque Banner et Hulk à travers le pays. Ted Cassidy a enregistré les grognements de Hulk dans les saisons 1 et 2, tâche qui est ensuite revenue à Charles Napier pour le reste de la série après le décès de Cassidy.

 

 

Je l’avoue, je n’avais pas revu d’épisodes de L’Incroyable Hulk depuis…très, très longtemps. J’en ai pioché un au hasard (S2E10) pour ce petit billet et le résultat reste fidèle à mes souvenirs. De passage dans une petite ville, Banner est arrêté pour vagabondage et sert de bouc émissaire dans une affaire de meurtre montée par un shérif corrompu. Avec l’aide de l’épouse de la victime, il va tenter de prouver son innocence. C’est bien joué (en tête connue de la petite lucarne, il y a Dana Elcar, qui venait de terminer le tournage des Têtes Brûlées) mais la structure et les rebondissements sont ultra-classiques, menant vers une fin prévisible…et les notes mélancoliques du Lonely Man de Joe Harnell…

Le docteur David Banner, médecin et homme de science, cherchant à canaliser les forces occultes que recèle tout être humain, voit un jour la chimie de son organisme modifiée par une émission trop forte de rayons gamma. Depuis, lorsqu’il ressent une offense ou un choc émotionnel, une saisissante métamorphose s’opère. La créature qu’il devient, animée par la rage, soulève l’inlassable curiosité d’un journaliste. La créature est recherchée pour un meurtre qu’elle n’a pas commis. David Banner est officiellement mort et il doit le rester aux yeux de tous jusqu’à ce qu’il arrive à contrôler la fureur dévastatrice qui sommeille en lui.

Le Doc

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