Critique Bi no Kyoujin: Smoke 1

Lorsque j’aime le titre d’un mangaka, j’apprécie avec plus ou moins d’intensité en générale toutes ses créations. La mangaka Reibun Ike est une des rares exceptions où j’ai réellement détesté la première œuvre lue et réussi à réellement apprécier la seconde. En effet, je n’ai absolument rien compris au scénario de Geofront ni même trouvé les graphismes agréables. C’est aussi la preuve qu’il vaut toujours mieux donner une seconde chance, la saga des Bi no est assurément très sympathique à lire surtout pour celles qui comme moi apprécient le mélange romance/mafia version boy’s love. Dans ce one-shot intitulé Smoke, suite direct de Bi no Kyougin, l’affaire Xiao Chen trouve une conclusion résolument noir. Notre petit couple y survivra à cette nouvelle épreuve ? C’est ce qu’on s’apprête à découvrir dans ce qui se trouve être le meilleur opus de la série nous gratifiant ainsi d’une recette qui s’est bonifiée avec le temps et nous assure un véritable bon moment de lecture. 

On débute cette dernière en compagnie de Kabu et Nirasawa profitant de bons moments comme le ferait n’importe quel couple de jeunes mariés. En résulte une ouverture de bal assez hot et sexy qui n’est certainement pas pour nous déplaire. Malheureusement, nos deux tourtereaux vont très vite redescendre sur terre puisque leur ennemi n°1 refait surface. A partir de cette nouvelle, la tension règne et s’intensifie page après page nous offrant un jeu du chat et de la souris version mafieuse et  macabre à souhait. Si le personnage de Xiao Chen s’était révélé être un bon adversaire, rusé et patient, on le découvrira ici dans toute sa splendeur. Alors qu’on pensait ses motivations plus simples, celles de renverser le clan de Kabu pour une question de profit, on sera surpris de découvrir que ce dernier voue une véritable haine à ce dernier et qui trouve sa source dans un passé des plus sombres. C’est un bien effrayant portrait que nous dresse avec talent Reibun Ike, elle s’en est très bien sortie pour donner du poids à son antagoniste  et réussir ainsi à lui conférer une aura de psychopathe. Donner vie à un personnage totalement désaxé et être capable de retranscrire sa folie n’est clairement pas un exercice facile, c’est une réussite totale tant au niveau scénaristique que dans la recherche des expressions ; la scène où Xiao Chen se dope aux antidouleurs m’a particulièrement glacé le sang. Je dois reconnaitre que la mangaka m’a totalement bluffé sur ce coup là, elle est même parvenue à me faire froid dans le dos à plusieurs reprises !

De plus, le déroulement de l’intrigue n’a rien de linéaire et nous maintiendra réellement en haleine tout au long du tome. En effet, Après une première action funeste qui nous donnera des frissons et aura un immense impact sur Kabu, on sera totalement pris par le récit du début à la fin. Entre les recherches sur le passé de Xiao Chen, les actions pour le débusquer, les personnages secondaires qui s’en mêlent et qui viennent compliquer l’affaire, l’état d’esprit fragile de Kabu  et la détresse de Nirasawa, tout s’enchaîne parfaitement ne nous laissant que très peu de répit. Ainsi, les épreuves difficiles traversées par nos deux héros ont permis à l’auteur d’aborder sous un nouvel angle de nombreux sentiments et désirs grâce au milieu dans lequel se déroule le récit. Elle a non seulement réussi à faire véhiculer des émotions fortes, souvent teintées de sombres pensées et de violence mais elle est également parvenu à y mettre sa touche personnelle. On ressent parfaitement la douleur de Kabu, son désir de vengeance et sa difficulté à garder la tête froide. Ce dernier a heureusement pu compter sur le soutien de Nirasawa présent à ses côté à chaque instant et qui a réussi à le réconforter de nombreuses fois même s’il était bien souvent perdu. Ainsi si l’horreur a souvent rythmé les pages, l’amour que se portent Kabu et Nirasawa rend ces dernières moins obscures. Ils n’ont jamais été aussi complice, un spectacle auquel il est difficile d’être insensible !  

Enfin vouloir se venger et tuer une personne, c’est une chose de le penser et une toute autre de le faire. J’ai beaucoup aimé la façon dont la mangaka s’y est prise pour  conclure son histoire notamment le poids qui pèse sur les épaules de Kabu à la fin. Du tout bon donc !

8
Entre toute la lumière faite sur l’affaire Xiao Chen d’une bien belle façon, le portrait réussi d’un monstre, le traitement intéressant des très nombreux sombres sentiments et le renforcement des sentiments de notre petit couple, ce troisième opus est tout simplement le meilleur de la série. Reibun Ike est parvenue à me surprendre de la plus agréable des façons et à maintes reprises, elle nous montre enfin ce qu’elle a dans le ventre et permet enfin à son titre de se démarquer des autres titres du genre! Je serai d’ailleurs ravie de lire la suite des aventures de Kabu et Nirasawa, mon souhait sera d’ailleurs probablement exaucé puisqu’un quatrième opus nommé X Side paraitra au Japon en fin d’année. Vivement ! Petit coup de cœur !

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par snoopy

Lectrice assidue et dévoreuse de mangas à plein temps. Collectionneuse dans l'âme, jamais rassasiée au grand désespoir de mes proches.

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