Critique Prison School

L'académie Hachimitsu, réputée pour sa dureté et son élitisme, a la particularité de n'accueillir que des filles. Mais voilà qu'un beau jour, le directeur décide d'intégrer au sein de l'établissement scolaire cinq spécimens masculins tous plus puceaux les uns que les autres. Démarche progressiste certes, mais étrange pour certaines, voire "hérétique" pour celles qui constituent le "conseil clandestin des étudiants", et qui interdira aux étudiantes d'interférer avec ces hommes sous peine de finir "châtiées". Cette réputation sévère n'étant pas encore connue des garçons, ces derniers n'hésiteront pas à faire la pire bêtise qui soit en allant, dès la première soirée d'internat, espionner les filles sous les douches.

Et voilà ! Moi qui pensais ne pas me faire avoir par ce manga qui au premier abord ne semble vendre que grosses poitrines, tétons protubérants, plans de vues abusivement suggestifs avec prolifération de tout un tas d'allusions sexuelles ultra gratuites, j'ai acheté les 14 premiers tomes en même pas un mois après visionnage de l'animé.

"Prison School" c'est l'ovni de ma bibliothèque. Le divertissement sans faille gavé à l'humour bien graveleux. Plus clairement, c'est une putain de bombe à retardement !

Que de superlatifs me direz-vous. Et pourtant, sous ses couvertures sérieuses et froides se cache un déferlement de conneries, de quiproquos qui pour une fois ne lassent pas mais vous feront hurler de rire. Sans parler des personnages tous plus fous les uns que les autres et qui malgré leur caractère de jeunes prudes seront prêts à n'importe quelle folie pour réussir à atteindre leur objectif. Le rythme des 14 premiers tomes reste frénétique et ce du début jusqu'à la fin.

On a toujours envie de tourner la page pour prendre sa dose. Le découpage est efficace et on ne s'ennuie jamais.

Du coup on est en droit de se poser la question sur le type de public visé par Akira Hiramoto car on baigne clairement dans l'érotisme. Mais bizarrement, je dirais que n'importe quel adulte en manque d'humour et de défouloir doit se procurer "Prison School". Certains disent qu'il faut débrancher son cerveau devant l'œuvre et que l'on a plus qu'à mater. Moi, je peux vous certifier que certains éléments de l'histoire sont subtils et que les personnages que l'on suit sont tout sauf des crétins. Que ce soit les hommes ou femmes de l'histoire, chacun possède son propre caractère et réagit selon sa propre logique. Et malgré la gratuité de certaines scènes de nudité et de violence, le tout est vraiment bien construit. Pour preuve, je ne m'y serais pas attardé... et je n'aurais pas claqué mon fric dans l'intégralité des tomes disponibles en France.

Pour l'aspect graphique c'est du tout bon, même si on n'est pas fan des planches numériques comme moi. Akira Hiramoto se donne plus qu'abusément, surtout pour un manga qui sort tous les quatre mois au Japon. Et même si certaines cases manquent de décors, que des éléments paraissent trop "synthétiques" ou que certains personnages au second plan semblent bâclés, les hommes et les femmes sont splendides et leurs visages, extrêmement expressifs.

9
Je le répète,"Prison School" c'est "la bombe" à se procurer de toute urgence si l'on est un tant soit peu fan d'humour, d'action et d'érotisme. Sous ces dessins somptueux, Akira Hiramoto tient là sa pépite, une œuvre qu'il serait dommage de rater du fait de sa réputation sulfureuse. Fion...cez !!!!!!

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par Ksndr

Lecteur assidu et auteur (amateur) de mangas, je me passionne toujours autant pour la création, la lecture et la collection de nos petits livres en papier recyclé !

Site/blog perso : https://www.mangadraft.com/manga/3437-99

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