Critique

Pour sa dernière année de collège, Kôtarô passionné de littérature rêvant de devenir écrivain se retrouve dans la même classe qu’Akane, une fervente pratiquante d’athlétisme. Tout semble les opposer, d’autant plus que le jeune garçon est plutôt timide, réservé et pas du tout sportif. Tout le contraire de la jeune fille qui est beaucoup plus sportive et impliqué dans la vie sociale de l’école. Pourtant, il semblerait que ce nouveau printemps qui s’annonce les rapproche sensiblement.
A la lecture du synopsis vous aurez sans aucun doute deviné que Tsuki Ga Kirei est une love story à la japonaise, où le simple fait de se prendre la main est une action des plus entreprenantes. Autant vous le dire tout de suite, j’ai vraiment été touché par ses six premiers épisodes. Tout d’abord, je trouve que les deux protagonistes sont extrêmement attachant et que l’on peut très vite s’identifier à eux. Ils sont ce qu’il y a de plus normales, ils vivent tous les deux dans une famille de la classe moyenne, ils ne semblent pas particulièrement brillants ni particulièrement mauvais dans les études. Même dans leur passion respective, ils ne sont pas les meilleurs. Kôtarô et Akane sont donc tout ce qu’il y a de plus banal et étonnamment, c’est ce qui fait leur charme. Par ailleurs, on ne peut être que touché par leur timidité qui est complément hors de leur temps. D’autant plus que leurs autres camarades semblent beaucoup plus entreprenant quand il s’agit d’amour ou de relation intime avec le sexe opposé. A l’image de cette scène où une amie d’Akane parle de son ennuie avec son copain qui ne pense qu’aller à l’hôtel alors que pour Akane c’est la communication avec Kôtarô qui lui pose problème. Une scène qui prête le spectateur à sourire et qui rend nos deux jeunes amoureux très attachant. Leur amour naissant est tout aussi naïf et sincère que la première amour que beaucoup d’entre nous ont déjà connu, c’est pourquoi, je trouve que l’on peut très vite s’identifier à eux et donc s’émouvoir de leur situation.
Côté réalisation nous ne sommes pas non plus en reste puisque nous avons le droit au duo Seiji KISHI pour la réalisation et Kazuaki MORITA pour le Chara-design. Deux artistes dont on avait déjà pu apprécier le travail dans Assassination Classroom. Les traits sont toujours aussi fin et les décors tout simplement admirables. A l’image du voyage scolaire à Kyoto qui est magnifiquement bien retranscrit à l’écran. En effet, si vous avez déjà eu la chance d’aller dans cette ville, vous vous surprendrez à la reconnaitre dans ses moindres détails. En parlant de détails, la scène sur la revue des effets personnels par les enseignants est tout simplement ultra réaliste. Par ailleurs, l’aspect général de cette anime qui est très coloré donne à l’ensemble un aspect « Kawai » qui colle parfaitement à la relation amoureuse des deux protagonistes. Pour finir, on peut aussi souligner le travail de Takurô IGA au niveau de la bande originale, ce jeune virtuose du piano que l’on a pu découvrir dans le jeux Final Fantasy 11, nous offre ici quelques morceaux bien choisis, en parfaite harmonie avec les différentes scènes, procurant une ambiance de zenitude très agréable.
Juste un petit bémol mais qui n’a rien à voir avec l’œuvre, c’est sa traduction FR qui laisse vraiment à désirer. S’il est maintenant courant que de nombreuses nuances ne sont même plus traduites, on trouve de plus en plus des erreurs grossières, un exemple tout simple est la traduction de dimanche en samedi. Cela fait vraiment tâche et je pense qu’un petit effort devrait être fait pour corriger cela.
En bref, Tsuki Ga Kirei souffle un vent de zen et d’amour dans le catalogue printemps 2017 des animes disponibles sur les différentes plateformes. Une série avec des personnages attachants, des dessins et une réalisation magnifique, une musique touchante et en parfaite harmonie avec l’ambiance générale de l’anime, que demander de plus ? Si vous aimez les love story à la japonaise vous ne pouvez pas passer à côté de ce titre et si vous n’en avez jamais vu alors je vous conseille fortement de suivre cette série.

Sorata

Membre depuis 2004, spécialiste dans la fesse, mais pas que :-)
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