Chronique : Tsumitsuki

Que vaut ce shônen horrifique par le dessinateur d'Another ?

Avant de commencer la lecture de Tsumitsuki, je n'avais pas fait attention que c'était un one shot ! J'ai donc été très surpris de voir le manga s'arrêter à la fin de ce que je croyais n'être que le premier tome. Mais avant de parler de la fin, parlons du début ! Ce manga nous raconte le destin de jeunes filles qui vont se faire posséder par des démons se nourrissant de la culpabilité de leurs hôtes. Une fois possédées, ces jeunes filles deviennent des bêtes sanguinaires : des tsumitsuki. Tous les cas de possession présentés par l'auteur concernent des filles mais ces démons peuvent très bien s'attaquer aux hommes. C'est juste un choix scénaristique de sa part.

 

TSUMITSUKI © HIRO KIYOHARA 2009 / KADOKAWA CORPORATION, Tokyo.


Mais chaque fois qu'un tsumitsuki fait son apparition, Kuroé (le fils d'un prêtre shinto qui vit dans un temple) n'est pas loin et s'occupe de les tuer... bizarre ! C'est justement sur le personnage de Kuroé que repose toute l'intrigue de Tsumitsuki. On ne connait pas ses réelles motivations au départ mais on les découvre assez vite (one shot oblige).

Malgré une ambiance qui se veut pesante et mystérieuse, ne vous attendez pas à avoir peur en lisant ce manga. Les quatre petites histoires sont articulées de la même manière et n'offrent que peu de surprises au lecteur avec des thématiques vues et revues. L'auteur nous révèle cependant le passé de Kuroé dans un épilogue en fin de tome, manière de clôturer ce one shot. D'ailleurs, heureusement que c'est un one shot car cela serait devenu très répétitif.

Si vous avez lu Another, vous connaissez déjà le dessins de Hiro KIYOHARA mais ici, il est clairement moins maîtrisé. Malgré une joli illustration couleur en début de tome, le reste se révèle quelconque.

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