Chronique film : Les nouveaux héros

Découvrez la critique du dernier film des studios Disney

 

Un génie de la robotique nommé Hiro Hamada, se retrouve embarqué dans un complot criminel qui menace de détruire la paisible ville high-tech de San Fransokyo. Avec l’aide d’un de ses plus proches compagnon – un robot nommé Baymax –, Hiro s’associe à une équipe de jeunes amateurs qui s’est donnée pour mission de sauver la population.

 

Titre : Les Nouveaux Héros
Titre
 original : Big Hero 6
Sortie
 en France : 04/02/2015
Réalisateur
 : Don Hall, Chris Williams (II)
Musique
 : Henry Jackman

 

 

Du Marvel dans l’air

Les Nouveaux Héros, dernier film des studios Disney, nous présente ici sa toute première collaboration avec l’univers Marvel. En effet, Les nouveaux héros est l’adaptation des comics Big Hero 6, apparus pour la première fois en 1999. Une histoire de super héros donc, mais pas que. On nous présente également ici une histoire touchante entre Hiro, génie de 14 ans et Baymax, un robot secouriste conçu par le frère de Hiro.

Pour cette adaptation très librement inspirée des comics, on retrouve aux commandes Don Hall, qui avait réalisé le film Winnie l’Ourson en 2011 et qui avait signé quelques scénarii chez Disney, à savoir la Princesse et la Grenouille ou encore Kuzco, l’empereur mégalo. Pour l’accompagner à la réalisation, Disney a choisi Chris Williams (II), également réalisateur du Disney Volt, star malgré lui.

Pas de noms très connus du côté du doublage. Notons tout de même la présence de Kyan Khojandi, créateur de la série Bref, dans la version française pour l’interprétation de Baymax.

 

 © The Walt Disney Pictures

 

Cap sur San-Frans…okyo !?

L’action du film de déroule dans la grande ville de San-Fransokyo, mélange futuriste de, vous l’aurez deviné, de San-Francisco et de Tokyo. La fusion des deux est amusante mais nous n’avons malheureusement pas trop l’occasion d’admirer la ville. En dehors d’un plan large sur la ville en début de film, le décor passe complètement à la trappe pour le reste du film. On se demande alors qu’est-ce qui a poussé les scénaristes à créer cette ville qui n’a finalement pas d’utilité dans le film. Si l’action de passait dans une ville normale à notre époque, cela ne changerait quasiment rien. Le choix s’est certainement porté sur ce type de ville futuriste uniquement pour justifier les inventions ingénieuses présentées dans le film, ou tout simplement pour faire un clin d’œil à la ville où se passent les comics d’origine, à savoir Tokyo, sans oublier le public américain…

 

 © The Walt Disney Pictures

 

Big Hero 2

Oui, le titre original est Big Hero 6, dû aux 6 membres qui composent la bande. Mais sincèrement, en regardant le film, on ne remarque que deux d’entre eux. Ou du moins, seuls deux sont assez développés pour être intéressants. En l’occurrence, je parle de Hiro et de Baymax. Les 4 autres personnages, 4 universitaires amis du grand frère de Hiro, Tadashi, ne sont là que pour le remplissage et ne servent pas à grand-chose, même dans les moments importants. Le fait est que le film en fait plus des comic relief (personnages secondaires censés faire rigoler les enfants dans le cas présent) que de réels personnages faisant avancer l’histoire. D’ailleurs, le plus « drôle » d’entre eux, Fred, en agacera peut être certains.

Mais attardons-nous sur les deux personnages principaux du coup. La relation Hiro-Baymax est très réussie et très touchante accentuée par le fait que c’est un drame qui va les réunir. Baymax fait rire par son ignorance en dehors du domine médical, d’où l’inutilité de faire des 4 autres de la bandes des personnages comiques. Quant aux réactions de Hiro, 14 ans seulement, face aux évènements, elles sont crédibles, chose rare dans un film pour enfant.

 

 © The Walt Disney Pictures

 

Côté scénario

Le scénario est plutôt classique mais fonctionne bien. Les relations entre les personnages sont intéressantes. L’histoire avance à un bon rythme. Et l’idée de faire d’un robot médical un super héros nous réserve quelques bonnes scènes.

Certains problèmes sont tout de même présents, à commencer par une fin prévisible. Mais passons, ce n’est ni la première, ni la dernière fois que nous aurons affaire à cela. Le problème vient plutôt des quelques raccourcis scénaristiques proposés et de quelques situations un peu mal gérées.

 

  © The Walt Disney Pictures


Le copain des anti-Disney

Si vous êtes anti-Disney, ne vous inquiétez pas, ce film pourrait vous plaire. Vous serez content d’apprendre que la morale du film n’est pas que polluer la Terre, c’est mal, ou encore que si vous êtes moche, vous ne pourrez pas emballer la princesse à la fin (Quasimodo en connaît un rayon là-dessus).

Autre point positif : les chansons. Le précédent film de Disney, la Reine des Neiges, en était truffé, à tel point qu’on frôlait parfois les problèmes auditifs. De plus, qui n’a pas entendu la chanson « Libérée, Délivrée » en boucle à la télé ou dans la rue ? Ce gavage de chansons disneyiennes un peu niaises n’était pas de tout repos pour nos oreilles ! Et bien vous serez content d’apprendre que le film comporte … 0 chanson. Le vide intersidéral de ce côté-là et ce n’est pas plus mal !

 

 © The Walt Disney Pictures

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