• Critique Le Chant d'Apollon T.1 par

    Tezuka a écrit ici une histoire complète qui englobe une série de courtes nouvelles mettant en scène toujours le même personnage masculin. Chaque nouvelle est l'occasion pour Tezuka d'aborder divers sujets qu'il a déjà abordés ou qu'il abordera ailleurs.

    Il y a la 2e guerre mondiale avec, en particulier, les trains de la mort vers les camps de concentration; l'exploitation du monde animal par l'humanité par la chasse; le dépassement de soi via le sport; un monde futur où les derniers vrais humains sont dominés par des humains synthétiques clonables à l'infini; un peu de mythologie…

    On peut penser que la véritable coupable du mal qui ronge Shogo est sa mère. Ayant été incapable de lui manifester de l'affection, elle a généré chez lui cette haine de l'amour parce qu'il lui en a tant manqué. Il détruit les couples d'animaux qu'il croise et cela le fait atterrir à l'hôpital psychiatrique où il aura plusieurs visions à cause des traitements.

    J'ai retrouvé dans ce livre un élément fréquent dans les contes fantastiques japonais que j'ai pu lire : les couples maudits qui se retrouveront et s'aimeront sur une multitude de réincarnations. Mais attention, l'imaginaire japonais n'est pas toujours plaisant et les retrouvailles sont parfois destructrices.

    En 1970, Tezuka évoquait déjà les problèmes de pollution atmosphérique dans un chapitre où il est dit que l'humanité a disparu empoisonnée par ses rejets toxiques et que seuls les humains synthétiques avaient survécu en grand nombre. Sujet brulant de notre époque qui est repris dans nombre d'œuvres de science-fiction actuelles.

    Un livre un peu long, au sens propre comme au sens figuré, dont les graphismes peuvent surprendre les amateurs des séries plus souriantes du même auteur.

    6

    ginevra - 03 mai 2020

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