• Critique F.Compo par

    Série en 14 tomes de Tsukasa Hojo, auteur du cultissime City Hunter (Nicky Larson), Family Compo nous raconte la nouvelle vie de Masahiko Yanagiba, récent orphelin, dans la famille un peu particulière de son « oncle »…

    Totalement humoristique, Family Compo est une série dont l’humour repose en quasi-intégralité sur des quiproquos liés au sexe des différents personnages. En effet, le jeune Masahiko, tout juste étudiant, se découvre une famille à la mort de son père : celle de son oncle. Mais cette famille se révèle totalement à part : en effet, l’oncle de Masahiko est devenu une femme et son épouse (mangaka plutôt célèbre de métier) est devenue un homme !! Et une très grande partie des personnages qui graviteront autour de notre héros auront soit une ambiguïté sur leur sexe soit sur leur orientation sexuelle. Ce postulat de départ très original implique très rapidement quelques crises de fous rires. Car outre les nouveaux « parents » de Masahiko, la « fille » de la famille (et surtout son véritable genre) sera le centre même de la série tout comme sa relation avec Masahiko.

    Le pauvre Masahiko devra faire avec une tripotée de personnages sortis d’on ne sait où, d’autant qu’il sera amené à se travestir bien plus souvent qu’il ne le pense : les « assistantes » de son « père », le « fils » d’un yakuza, ce yakuza lui-même qui ne sait plus s’il aime les femmes ou les hommes (et qui aime bien « Masami », Masahiko habillée en fille), un camarade d’université qui lui aiment les hommes (surtout Yanagiba et/ou Masami)… Bref, l’ensemble du titre repose sur ce même genre de gags. Et c’est sans doute là le premier gros point noir de la série. Autant les scènes du genre sont très drôles au début de la série, autant leur répétition incessante lasse rapidement. On sait déjà que Masahiko va devoir se travestir, qu’il va devoir tenter d’aller voir sa copine habillé en fille, que la personne en face de lui n’est pas du sexe qu’il pense… Plus de surprise, plus réellement d’intérêt, l'agacement fini par l'emporter sur le rire devant une telle redondance. Mais Tsukasa Hojo réussit tout de même à maintenir l’attention du lecteur car il tente de faire évoluer la relation Shion / Masahiko au cours des derniers tomes. Mais là où l’auteur fâche définitivement le lecteur, c’est lorsqu’il décide de ne pas révéler la vérité sur le seul sujet qui a maintenu l’envie du lecteur de poursuivre l’œuvre jusqu’au bout : en effet, Tsukasa Hojo ne prend pas la peine de nous révéler le véritable sexe de Shion, seul fil rouge de l’histoire…

    Malgré un style graphique légèrement différent de City Hunter (et plutôt bien réussi), Family Compo déçoit malgré de très bons moments. Entre la répétition des mêmes gags et l’absence de réponse à la seule véritable question posée par le titre, on finit la série avec l’impression de s’être fait flouer par l’auteur… Le sujet est original et appelle à la tolérance, ce qui en fait forcément un titre à part. Mais c’est trop peu pour emporter l’adhésion. Vraiment dommage.

    6

    ivan isaak - 05 janvier 2010

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