• Critique Mon copain le kappa par

    Contrairement à Kitaro le repoussant, autre série de Shigeru Mizuki publiée chez Cornélius, les 3 tomes constituent une histoire à suivre.

    Les protagonistes principaux sont Sampei, un jeune kappa, un tanuki et un messager de la mort. Sampei vit dans un village reculé dans une montagne où il se retrouve tout seul après la mort de son grand-père. Comme il ressemble à un kappa, il va découvrir leur monde et revenir avec un jeune kappa qui lui ressemble beaucoup. Le jeune kappa doit aller à l'école des humains à la demande de son père et va alterner les jours de classe avec Sampei. Le tanuki est au début un adversaire de Sampei avant de devenir son ami. Le fauteur de troubles de l'histoire est le messager de la mort, une sorte de squelette bizarre, qui intervient d'abord pour emmener le grand-père de Sampei mais qui accepte de lui laisser un mois de plus en échange de pastèques. Mais ensuite, c'est sampei qu'il voudra absolument emmener au royaume des morts.

    J'ai divers petits rappels à faire. Les kappas sont des créatures mythiques du folklore japonais vivant dans l'eau. Ils ont une sorte de coupe au-dessus de la tête. Cette coupe est remplie d'eau et, pour vaincre un kappa, il faut vider cette coupe. Je me rappelle un conte où le kappa est suffisamment poli pour saluer son adversaire en s'inclinant et se fait battre car il a ainsi vidé sa coupe. Dans la série, les kappas n'ont pas d'eau dans leur coupe, mais ils ont des mains et pieds palmés.

    Les tanukis sont bien connus dans le monde grâce au film Pompoko où leurs pouvoirs de métamorphose sont décrits. Ils ressemblent à des blaireaux mais ce sont des créatures mythiques elles aussi.

    D'autres créatures des mythes japonais apparaissent dans la série : renard-yokaï, sorcière, démon, géant…

    Les messagers de la mort sont des serviteurs du dieu des Enfers qui sont chargés d'aller chercher les âmes de ceux qui doivent mourir. Mais celui de la série n'a pas le côté punk de Ryûk de Death Note ou l'effrayant aspect donné le plus souvent à l'Ankou breton. Sa tête de squelette n'est pas vraiment effrayante. C'est plutôt son côté retors pour récupérer l'âme de Sampei qui le rend effrayant.

    L'humour de Shigeru Mizuki fait merveille dans cette trilogie et ses graphismes un peu caricaturaux sont parfaitement adaptés à l'histoire qu'il raconte. Il égratigne un peu au passage le système de compétition sportive avec ses championnats locaux, puis de districts, régionaux et nationaux avec l'épreuve de natation à laquelle Sampei se retrouve obligé de participer parce que le kappa a fait merveille aux éliminatoires.

    Je préfère prévenir que l'on parle beaucoup de pets dans cette histoire et de leur force de propulsion. Cela devrait amuser les plus jeunes mais peut-être un peu choquer les plus anciens.

    Autre remarque, ce sont 3 gros livres de 300 pages et de plus grandes dimensions que les mangas classiques.

    Au final une série jubilatoire qui donnera sûrement envie aux lecteurs d'en découvrir plus sur certaines créatures vues dans un tome ou une autre.

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    ginevra - 06 mai 2020

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