• Critique The day of revolution T.1 par

    A première vue, The Day of Revolution à tous les atouts pour être un très bon titre. Traitant d'un sujet plutôt rare, le changement de sexe, il part avec un plus certain. Oui mais voilà, Mikiyo Tsuda se ramasse totalement...

    On compte peu de titres parlant de la transsexualité dans le domaine du manga. Alors forcément, quand une série qui en parle sort, on a tendance à être intriguée par elle et s'y intéresser facilement.
    The Day of Revolution partait sur de bonnes bases, de l'humour, un graphisme agréable, et des personnages hauts en couleurs. Malheureusement, la mangaka a multiplié les erreurs, prenant des directions dangereuses et fatales pour un titre qui aurait largement pu se démarquer.

    Là où on s'attend à découvrir les étapes bouleversantes d'un héros devenant du jour au lendemain héroïne, Mikiyo Tsuda se concentre uniquement sur les relations amoureuses. Il semble en effet, que rien ne soit plus important pour Kei désormais, que de trouver un garçon à aimer. Prônant le mariage comme au début des années 1900 (il semble en effet qu'il n'y rien d'autre à vivre dans la vie d'une femme...), la mangaka ne trouve pas mieux comme scénario que de pousser son personnage principal dans les bras de ces anciens amis, qui, comme par hasard, tombent tous amoureux d'elle en une minute.

    Trop facile, sans surprise, lourd, The Day of revolution fera rire jaune devant tous ses défauts. De tous les choix de l'auteur pour faire avancer son «histoire», on rigolera également de celui faisant revenir Kei dans son ancien lycée en pensant que personne ne le reconnaîtra, surtout en ne changeant que sa coupe de cheveux et sa tenue. Un élément bateau tout comme la trame principale du manga.

    Il n'y a définitivement rien à sauver dans The Day of Revolution, surtout quand on voit que sur le même sujet, d'autres mangakas s'en sortent bien mieux. C'est le cas du duo Satoru Akahori / Yukimaru Katsura qui dans leur série Kashimashi Girls meet Girls, traitent du changement de sexe avec talent et minutie, faisant parfaitement ressortir toutes les étapes d'adaptation de son héros dans cette situation, tout ce qui, au final, manque cruellement à l'œuvre de Mikiyo Tsuda.

    En deux tomes seulement, et avec un tome 1 prévu comme un one shot à la base, on est à même de se demander ce que la mangaka nous réservera par la suite. Mais quelque chose nous dit que ce ne pourra pas être pire que la façon dont elle a débutée son titre...

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    Miawka - 14 mai 2010

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