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  • Critique Waltz T.2 par

    Dans ce tome 2 de Waltz, nous retrouvons La cigale là où nous l'avions laissé, pris en sandwich entre un Ichigohara terrifié et le mystérieux clan de tueurs lui aussi sur les traces du mystérieux "Briseur de nuques". Et le moins qu'on pusse dire, c'est que rien ne se passe comme prévu.

    Après un tome d'introduction fort sympathique quoique ne nous laissant pas voir où tout celà allait nous mener, Waltz passe en mode locomotive sous nitro et frôle l'excellence. L'histoire se met en place, et le "Briseur de nuques", qui reste encore dans l'ombre, semble en être le pilier. Ichigohara, qui donnait l'impression de n'être là que par hasard, prend assurance et importance et l'on a hâte de voir ce que le destin lui réserve. Mais c'est bien évidemment La cigale qui une nouvelle fois porte le récit.

    On le connaissait paumé, impulsif, râleur, têtu; on lui découvre ici de façon surprenante la peur d'y rester. Lui qui nous était jusqu'alors apparu si sûr de lui et imprudent, pour ne pas dire inconscient, découvre de la façon la plus brutale qui soie le fossé qui le sépare des tueurs à gages expérimentés. Sa confiance en lui-même et sa capacité à s'en sortir tout seul à tous les coups en prend un sacré coup et le passage sur le toit, magnifiquement mis en valeur par le talent narratif des auteurs et le trait de Megumi Osuga, retranscrit parfaitement ce que ressent ce héros (décidément très touchant) à l'instant précis où un changement important s'opère.

    Malheureusement pour La cigale, Iwanishi, comme l'on pouvait s'en douter, n'est pas un bienfaiteur désintéressé... et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on adore le détester. Son personnage prend lui aussi de l'ampleur, au détriment de ce côté insondable qu'il avait dans le premir tome. Pour Iwanishi, tous les coups sont permis; il n'est que d'un seul côté: le sien; et sa façon d'agir, aussi détestable soie t-elle, est terriblement réaliste et rationelle. Contrairement à un certain La cigale, il sait garder les pieds sur terre en toutes circonstances. Le personnage n'en devient que plus intéressant, et si ses motivations sont toujours aussi floues, on ne peut s'empecher de se demander quel avenir il réserve à son "protégé"... ni s'il lui en réserve un, d'ailleurs.

    La narration est, vous l'aurez compris, exemplaire dés qu'il s'agit de transmettre ce que ressentent les personnages mais l'est aussi toujours dans les scènes d'action. Un pur régal. Et tant pis si la conclusion de la scène du toit n'est guère réaliste: l'effet est là, bluffant, et le lecteur retient son souffle. Graphiquement, c'est toujours très beau, dynamique quand ça bouge, expressif quand il faut.

    Vous l'aurez compris, après un bon démarrage mais un peu lent, Waltz trouve sa vitesse de croisière et pulvérise nos attentes. Si la suite se maintient à ce niveau, la série sera bel et bien un must-have. Vivement la suite!

    Du côté de l'édition, c'est encore une fois un sans-faute de Kurokawa, avec toujours de sympathiques bonus sous la couverture.

    9

    Pois0n - 23 mai 2012

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