• Critique Bitter Virgin T.1 par

    Ce n’est plus une nouveauté Ki-oon est devenu en peu de temps l’un des meilleurs éditeurs français. Avec un rapport qualité-prix satisfaisant et un catalogue bien pensé, le succès de l’éditeur n’est plus à faire. Et leur nouveau titre Bitter Virgin tend à le prouver.

    Ce seinen trouve son originalité dans le sujet qu’il aborde: le viol, ou plutôt: comment réapprendre à vivre après avoir vécu cette épreuve. Sachant le tabou instauré au Japon, il est rare de découvrir un manga qui traite avec autant de talent et de justesse de ce thème. Amené de manière subjective et intelligente, Bitter Virgin débute efficacement. Kei Kusunoki (Innocent W, Diabolo) nous montre, sans tomber dans le cliché, tout ce que le viol peut entrainer comme conséquences: grossesses, mise à l’écart, Ijimé, etc…

    Avec des personnages attachants auquel on s’identifie facilement, l’histoire n’en parait que plus vraie et plus terrible. Hinako est le type même de la jeune fille ordinaire tandis que Daisuke ressemble à la plupart des garçons. La relation qui se développe entre ces deux-là est touchante. On finit d’ailleurs par se demander qui est le plus à plaindre: Daisuke vivant un amour à sens unique compliqué ou Hinako se remettant du traumatisme de son passé grâce à ce nouvel ami si particulier?

    Bien que ce premier tome intrigue et donne une image plutôt positive de lui-même, le graphisme inégal et standard du mangaka déçoit quelque peu. Tout comme la fin plutôt ordinaire et plus commune au shôjo qu‘au seinen. Mais la couverture prouve que l’auteur peut nous offrir de magnifiques dessins. Espérons qu’il s’améliore avec le prochain tome.
    Ki-oon marque donc encore les esprits avec un titre fort, nul doute que Bitter Virgin n’a pas fini de nous surprendre.

    8

    Miawka - 04 décembre 2009

    Avez-vous aimé cette critique ? OUI NON
Vous avez lu Bitter Virgin T.1 ?
Ecrire une critique