• Critique Le pavillon des hommes T.16 par

    Quelle complexité ! Fumi Yoshinaga n'a pas seulement du talent pour nous conter des destins dramatiques et romantiques, elle en a également beaucoup pour retracer, même à mes yeux de néophyte occidentale, les affres de la fin de l'époque d'Edo et de la transition vers l'ouverture du Japon au reste du monde. C'est complexe, pas toujours facile à suivre mais passionnant et très révélateur.

    Pour adoucir quand même ce sujet un peu aride, elle mixe cela avec le récit de l'arrivée de l'époux du shogun. Un époux pas comme les autres, qui va être à l'origine de bien des crispations, mais pour nous lecteurs, de bien des moments savoureux également. Je dois avouer que les situations et réactions qu'il provoque m'ont beaucoup amusée. J'ai également été touchée par la personnalité de ce personnage, comme souvent avec l'autrice. Elle le dote d'un terrible passé qui est en lien direct avec le présent et le récit de ceci le temps d'un chapitre m'a soufflée ! J'aime énormément la narration très simple mais toute en puissance émotionnelle de la mangaka. Et ici le duo formé par le shogun et son époux fonctionne à merveille.

    Maintenant, je dois avouer que même si le sujet m'intéresse énormément, d'un point de vue de lectrice pur, ce n'est pas l'arc de la série où je prends le plus de plaisir parce que les émotions m'emportent quand même moins qu'auparavant. Il n'y a pas de romances dramatiques comme celle qui avaient fait le succès de l'oeuvre auprès de moi auparavant. Ici, on est dans quelque chose de plus réfléchi, de moins facile et donc de plus complexe, qui fait que les émotions entrent moins en ligne de compte. Je le regrette parfois mais ça n'enlève rien à cette grande oeuvre qu'est Le pavillon des hommes.

    8

    Tampopo24 - 26 octobre 2019

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