• Critique Ascension T.16 par

    Alors que Buntarô et son équipier sont portés disparus, on suit en parallèle l'ascension de notre héros, désormais solitaire, et l'inquiétude de son épouse qui a eu vent de l'incident.

    Une fois de plus, le style de Shin'ichi Sakamoto fait des merveilles ! À noter que dans sa préface, le mangaka avoue ne pas aimer les onomatopées, car il considère que le son devrait être transmis au lecteur uniquement par l'image et le tempo. Le fait est qu'effectivement, Ascension est manga dépourvu d'onomatopée. Une caractéristique qui montre bien à quel point l'auteur compte sur la force d'expressivité de ses dessins, ce qui est une incontestable réussite si l'on considère la fébrilité avec laquelle se lit ce volume qui, comme nombre de ses prédécesseurs, se caractérise par une intensité hors normes.

    Par la succession de vignettes, les gros plans, les "arrêts sur images" dans certains cas, les métaphores dans d'autres, on nous décrit simultanément l'inquiétude de la femme de Buntarô, seule et dans l'expectative, et la force psychologique dégagée par ce dernier qui de son côté se trouve dans une situation extrême de survie.

    Dans sa tête, on le voit tenir le coup en pensant à son épouse et sa fille, puis au contraire les écarter pour se concentrer uniquement sur son avancée, puis y penser à nouveau, etc. Plus encore, on le voit déchiré entre le désir de poursuivre jusqu'au bout son ascension, quitte à y laisser la vie et à abandonner sa famille, et l'envie de faire demi-tour afin d'assurer sa sécurité et son retour auprès des siens, tout en sachant qu'il regrettera jusqu'à la fin de ses jours sa tentative avortée.

    Comme à presque chaque tome, on tremble en attendant un éventuel nouveau drame. Le graphisme reste à son plus haut niveau, riche de détails et sachant rendre la montagne magnifique, à la fois effrayante et fascinante. De l'excellence à l'état brut !

    9

    Sherryn - 14 décembre 2013

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