• Critique Mon cancer couillon T.1 par

    Il y a des livres où l'on a envie de donner autant que l'on a reçu. Ils sont trop peu nombreux, mais ici, il y en a un, car Kazuyoshi Takeda, l'auteur de Peleliu chez Vega éditions, se livre avec une honnêteté incroyable sur son cancer du testicule. Alors soyons franc nous aussi, vous allez pleurer certes, mais aussi beaucoup rire.

    Car on parle de la maladie, mais aussi des relations humaines au sein de ce microcosme qu'est l'hôpital. C'est un manga très important dans la vie de notre auteur, aussi bien au niveau personnel que professionnel. Effectivement, c'est son premier livre qu'il ne fera pas en tant qu'assistant, sur le tard nous avouera celui-ci entre deux lignes, mais l'attente créera une œuvre accomplie. Par ailleurs, on s'amuse beaucoup des infirmières voulant à tout prix un dessin.

    Mais on aura également de belles émotions, tant dans les personnages rencontrés comme Monsieur Sakuragi, le plus ancien patient du service, ou dans la gentillesse de Monsieur Tahara, atteint d'un cancer de la prostate. On parle de l'histoire de la maladie à chaque fois, mais il ne devienne pas leur maladie pour autant, les caractères sont préservés, et le don d'observation de l'auteur est incroyablement bien préservé, malgré ses souffrances diverses dues à la chimiothérapie.

    De plus, sa femme a un rôle qui ici est mis en avant pour la remercier. Elle subit la phase de la colère de son mari sans perdre courage, c'est elle-même qui a vu que quelque chose clochait physiquement chez lui, et tout ça en sortant d'une opération lourde peu de temps auparavant. La vie de couple avec ses hauts et ses bas est contée sans filtre, et on peut facilement s'identifier, alors que le tout se passe au Japon.

    9

    Auray - 12 novembre 2019

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