• Critique Entre deux T.1 par

    Les yeux rivés sur la couverture dès son annonce, ENTRE DEUX m’a convaincu par son contenu très tendre et touchant.

    Un trait fin et détaillé mais d’aspect simple et épuré apporte dès les premières pages une douceur plaisante à l’histoire. KUJIRA, l’autrice, parvient avec ses dessins à transmettre une émotion au cœur avant même que l’on débute la lecture des mots. On ressent les personnages, leurs états d’âme et la complexité humaine durant l’enfance avec une facilité telle qu’on a l’impression parfois de se revoir bien des années auparavant.

    SAKU est une enfant qui a dû s’endurcir dès son plus jeune âge. Devenu garçon manqué par la force des choses, elle a bien du mal à communiquer avec les autres, à se faire une vraie place à elle. Que ce soit à l’école ou chez elle. Sans oublier que les enfants sont ingrats entre eux. Ils blessent naturellement et humilient pour le plaisir de faire le fanfaron. SAKU malgré tous ses efforts se sent souvent bizarre dans le regard des autres sans comprendre pourquoi. Elle tient bon cependant, refreinant ses émotions pour rester droite comme un « i », sauf que l’âge avançant, son corps finit par la trahir et lui rappeler durement que c’est une fille et qu’il serait temps qu’elle agisse en tant que telle (avis aux fans de Kaamelott^^). Mais, être une fille c’est quoi, si ce n’est souffrir plusieurs jours tous les mois ! Être adolescente cela veut-il forcément dire s’intéresser aux garçons et glousser dans les couloirs ? SAKU est un peu perdue. Heureusement, sa rencontre avec NOZOMI le garçon à l’allure de fille va la remettre sur le bon chemin. Via leurs différences mais surtout leurs ressemblances, ces deux gamins vont trouver le courage de s’accepter et de grandir plus sereinement. Toutefois, grandir c’est aussi avoir le cœur un peu fleur bleue et pour SAKU qui ne peut pas oublier cette petite et première main tendue dans sa direction, c’est logique que l’élu soit le visage de NOZOMI. En sera-t-il de même pour lui, je vous laisse découvrir.

    A ces deux personnages, s’ajoute un troisième, ARIKAWA, qui si au début nous provoque l’envie irrépressible de lui donner des claques, nous touche au terme du premier tome quand on comprend le pourquoi du comment. Même, si évidemment on avait déjà deviné.

    KUJIRA nous décrit avec justesse des caractères très différents. Chacun très maladroit, ils s’expriment mal bien souvent, pour ne pas dire « violemment ». Ils sont humains après tout et ce n’est pas donné à tout le monde de savoir dire tout haut ce qu’en ressent tout bas.

    8

    KssioP - 12 février 2020

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