• Critique Le maître de Maison est un Alpha T.1 par

    Parmi les titres de la nouvelle salve, le maître de la maison est un alpha fut une déception. Fuyu Natsukishita que l'on découvre pour la première fois chez nous s'est servie de l'univers de l'omegaverse pour construire son récit. Après avoir lu Hakurenbo Honey qui fut une mauvaise surprise, ce nouveau titre traitant de cet univers ne me convainc toujours pas. Je reste malgré tout ouverte à la découverte de ce type d'œuvre, il me suffirait d'une belle histoire pour me persuader que ce dernier possède un sérieux potentiel. J'attends d'ailleurs cette lecture avec impatience. Quoi qu'il en soit si tout comme moi vous n'avez pas lu grand chose de l'omegaverse ne commencez pas avec ce titre qui n'a franchement pas grand chose à offrir sur le sujet.

    Dès le début de la lecture, on constate avec une réelle déception que l'auteur ne se révèle à aucun moment généreuse en terme de travail des personnages. En effet, on débute la lecture par le mariage des deux principaux protagonistes et on n'aura pas l'occasion de les découvrir réellement que ce soit leurs personnalités ou leurs rencontres. C'est un peu comme ci on avait fait avance rapide dans un film et qu'on avait complètement zappé l'introduction, le récit en souffre énormément et perd dès le départ les lectrices. Cette façon de nous conter le récit aurait pu fonctionner si l'auteur s'était par après attardé à nous en révéler plus sur ses personnages à l'aide de flash back. Concernant ce dernier point, on aura donc absolument rien à se mettre sous la dent et l'ensemble nous apparait du coup franchement vide.

    D'autant plus que je vois pas trop l'intérêt de nous immerger dans les problèmes du couple qui tournent principalement autour du sexe alors qu'on n'arrive déjà pas à accrocher à leur relation. Vous l'aurez compris les difficultés de l'accouplement sont donc au cœur du récit, l'auteur justifie ce choix en bricolant une histoire de pression familiale qui semble être à première vue une thématique récurrente de l'univers. Elle essaie d'amener de la tension et l'enjeu à son récit mais le fait qu'on ne s'attache pas aux personnages joue énormément. Il y a également l'idée du sexologue mais comme tout le reste je l'ai trouvé mal exploitée. En plus l'éveil des désirs chez l'un des protagonistes suite aux séances avec ce fameux conseiller enlève beaucoup de charme à ce qui est censé être l'un des passages les plus forts en émotion. Il y a tout de même eu quelques interrogations et réactions qui m'ont un peu parlé mais à ce stade j'avais malheureusement déjà décroché de l'histoire depuis longtemps. Associé aux petites manigances de la mère de l'un des personnages qui choisit de faire souffrir son enfant pour parvenir à ses fins, on éprouve de sérieuses difficultés à apprécier l'évolution de l'intrigue. On termine sur une note positive mais sans réelle plus value.

    A l'image du récit, les graphismes ne m'ont pas particulièrement plu. Les expressions des personnages sont souvent figées et minimalistes, le chara-design n'a rien de transcendant même si le petit côté exotique de l'un d'entre eux est sympathique. Ce n'est pas totalement désagréable à découvrir mais ce n'est pas non plus très plaisant.

    4

    snoopy - 29 mai 2019

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