• Critique The Red Rat in Hollywood T.5 par

    Osamu Yamamoto continue à nous emmener toujours plus loin dans le récit de cette chasse aux sorcières dans le Hollywood des années 50. C'est rude, un peu austère mais passionnant.

    Dans ce tome, nous continuons à suivre Elia Kazan, le réalisateur d'Un tramway nommé désir, qui tentera jusqu'au bout de résister à l'HUAC. C'est une histoire terrible et très triste comme les précédentes. On le voit vraiment tout faire pour rester droit dans ses bottes. Il résiste face à la pression de sa femme, il résiste face à la pression du Comité mais au bout d'un moment, ce qu'on lui fait subir à côté va trop loin. L'espèce de policier qu'on suit dans cette affaire depuis le début se comporte vraiment encore plus comme un salaud ici pour le pousser à bout parce qu'il a compris qu'il serait la pièce maitresse. Si lui craquer, les autres ne pourront plus résister.

    C'est donc avec beaucoup de talent que le mangaka raconte cette histoire pourtant aride et complexe, la rendant passionnante et limpide pour nous, car il s'intéresse tour à tour à ses victimes, personnalités connues de tous les amateurs de cinéma dont on découvre ici les tourments. Dans ce tome en plus de Kazan, on croise également Marilyn, Kim Hunter (le Dr Zira de la Planète des singes) ou encore Marlon Brando pour les plus célèbres.

    On avance petit à petit sur la ligne temporelle de cette histoire et l'auteur fait même croiser le récit de cette chasse aux sorcières avec la politique internationale américaine (Guerre de Corée), ce qui l'épaissit judicieusement et fait se croiser des événements importants, donnant une autre dimension à ce qu'on nous raconte. Passionnant !


    6

    Tampopo24 - 24 février 2020

    Avez-vous aimé cette critique ? OUI NON
Vous avez lu The Red Rat in Hollywood T.5 ?
Ecrire une critique