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  • Critique Beastars T.2 par

    Ce tome 2 met en lumière le club de théâtre et plus particulièrement LOUIS le cerf au sourire énigmatique et dont la popularité atteint des sommets. La tension monte petit à petit au fil des pages, autant que dans un thriller. Entre un herbivore qui se veut plus dominateur qu’un carnivore, un carnivore qui se veut plus valeureux qu’un herbivore et un autre qui craint par-dessus tout ses bas instincts. C’est un combat psychologique qui se joue sur une scène teintée de sang.

    On ne sait quoi penser de ce cerf aux bois artistiquement sculptés. L’autrice nous manipule le concernant et on s’y perd un peu dans son analyse. Ce qui est sûr, c’est que son statut d’herbivore le rend psychologiquement instable. Son désir impérieux d’être le prochain BEASTAR lui confère une attitude plutôt hautaine envers ses congénères. Il porte le masque d’élève modèle dans l’unique but d’utiliser les autres, de ramener la couverture sur lui et ainsi attirer la lumière. Le rôle d’Adler qu’il interprète comme si sa vie en dépendait, au détriment d’une patte blessée, force l’admiration et parallèlement interpelle. Pourquoi se met-il dans un état pareil ? Qu’a-t-il à prouver au monde entier ou à lui-même pour qu’il confonde compassion et pitié ?

    Il se sent rapidement rabaissé et victime quand il perd le contrôle de la situation. C’est presque comme s’il reniait sa condition, sa nature d’herbivore et désirait être plus puissant mentalement et physiquement qu’un carnivore. D’ailleurs, LEGOSHI en fait les frais. A son insu, il devient une petite expérience de LOUIS qui n’hésite pas à se montrer violent pour arriver à ses fins.

    Toutefois, tous les personnages sont en apnée tellement ils désirent faire leurs preuves. Du moins ceux du club de théâtre. BILL le tigre et logiquement carnivore a tout autant besoin de se convaincre que c’est un dur à cuir que LOUIS. La fierté de sa nature suprême qu’il démontre sur scène semble lui peser aussi terriblement. Les stéréotypes, les cases, instaurés par leur société créent un déséquilibre dans la balance et détériorent l’esprit de ces adolescents mal dans leur peau. Les murs construits entre herbi et carni augmentent la méfiance et par extension ce besoin permanant de se défier les uns les autres.

    LEGOSHI à l’identique perd les pédales à un moment donné. Sauf que, dans son cas c’est peut-être bien ses hormones qui déjouent sa raison.

    En effet, après des retrouvailles troublantes mais douces avec la lapine qu’il avait blessée auparavant, LEGOSHI paraît plus serein, son humeur s’en ressent auprès des autres. Même, s’il a bien failli être dévoré tout cru sexuellement parlant. D’ailleurs, oubliez ce que je vous ai dit pour le tome 1. Que les plus faibles étaient gratuitement harcelés à l’école, rejetés. Que nenni, le lapin le plus inoffensif d’aspect peut cacher un prédateur redoutable. Payant avec con corps des menus travaux demandés à droite et à gauche, quitte à coucher avec le copain d’une camarade de classe avant de passer au suivant. Oui, méfiez-vous du lapin nain apprivoisé, il a peut-être la rage.

    LEGOSHI, à contrario, fait peu cas de ce détail car pour la toute première fois on lui fait du rentre-dedans sexuel et non violent. Un fait nouveau qui le rend plus accessible et moins sur le qui-vive. La petite voix inhospitalière dans sa tête est muée au silence pour son plus grand plaisir et on en est ravi. On s’attache à LEGOSHI qui nous apparaît le plus humain et innocent d’entre tous. Malheureusement, on se fait du souci pour lui. Pour combien de temps encore va-t-il réussir à éloigner sa nature de carnivore maintenant qu’il a goûté au sang d’une proie ?

    8

    KssioP - 27 juin 2019

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