• Critique Jusqu'à ce que nos os pourrissent T.7 par

    Ce septième tome marque la fin de ce manga instable de volume en volume. Tantôt prenant, tantôt ennuyeux, Jusqu’à ce que nos os pourrissent sait cependant s’offrir un dénouement assez intéressant. De prime abord, nous sommes rassurés de voir que la fin n’est pas bâclée. Les explications sont longues et conséquentes (environ la moitié de l’ouvrage), et sont même logiques. Il n’y a pas d’incohérence scénaristique, comme c’est souvent le cas dans ces œuvres policières. Puis, le lecteur se trouvera heureux de constater que la fin qui lui est proposée n’est pas une histoire à l’eau de rose. Cela n’était pas chose évidente vu le changement de cap qu’a pris l’auteur dès le second volume. Certes, une romance plane encore entre les pages, mais infiniment plus subtile que celle que nous avons connue.

    Concernant le fond de l’intrigue en elle-même, nous nous attachons enfin à Tsubaki -mieux vaut tard que jamais- qui prend vraiment de l’ampleur dans ces derniers chapitres. Nous comprenons toutes les épreuves auxquelles elle a dû faire face, toutes les misères qu’elle a enduré, et tout devient limpide. Le pardon de ses amis est toutefois bien trop rapide et simplet, à la « club des cinq », meilleurs amis jusqu’au-boutistes. Outre ce passage regrettable, où nous aurions aimé un peu plus d’enjeux et de confrontations, les dialogues sont plutôt peaufinés et prenants.

    La fin en elle-même est à la fois émouvante et réjouissante, au plus grand bonheur du lecteur. Il est donc véritablement dommage que ce manga n’a pas su être à la hauteur de son premier -ou dernier- tome en tout temps, puisqu’il aurait pu devenir une œuvre dont il faut se rappeler.

    7

    Ashitaka - 07 juin 2019

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