• Critique Jusqu'à ce que nos os pourrissent T.4 par

    Les tomes s’enchaînent, et avec eux vient un méli-mélo sans queue ni tête. L’intrigue est, cela ne fait plus aucun doute, totalement délaissée au profit des petites histoires d’amourettes de nos adolescents dont le charisme est aussi plat qu’un trottoir de rue. Si la qualité des images proposées sur la couverture s’améliore au fil des volumes, il est une chose qui est plus récurrente que cette constance en hausse : le fan service.

    Ne vous y méprenez pas, je suis le premier à râler lorsqu’on critique le fan service. Du moins, lorsqu’on l’amène comme un élément faisant perdre de sa qualité à l’ouvrage. Pour ne citer que le mangea le plus connu en la matière, il est vrai que Fairy Tail en avait fait son mot d’ordre. Mais cela importait peu puisqu’à côté de cela, une véritable histoire pleine d’enjeux et de rebondissements savait nous tenir en haleine. Dans ce manga, les pulsions et histoires de fesses de ces pré-pubères nous font totalement oublier leur mission originelle. Plus encore, même les mises en dangers des protagonistes tournent autour de leur virginité ou déviances érotiques.

    Cet aspect mis de côté, il ne reste que peu de choses à dire de ce quatrième volume. Très sincèrement, il n’y a pas six pages sans apercevoir un sous-vêtement qui n’a pas lieu d’être, ou plus encore une séquence de pelotages obscène et glauque. Le maître-chanteur ne les fait plus chanter, tout ce tome tourne in fine autour de l’état d’esprit dans lequel se trouvent les compères après la mort de Shige. D’ailleurs, la policière, qui se fait surnommer Muguet, nous réserve encore de nombreuses surprises. Tantôt détestable, tantôt attrayante, serait-ce là le personnage que nous attendions depuis le début de l’œuvre ?

    4

    Ashitaka - 19 décembre 2018

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