• Critique The Green Hornet par

    A l'instar de Warcraft Legends, Starcraft Frontline se présente comme un recueil de 4 petites histoires faites à chaque fois par des auteurs différents. Leur qualité est donc très variable. La première fait 20 pages et avait déjà commencé dans le tome 1, les 3 autres font environ 40 ou 50 pages.

    Le plus simple est encore de les détailler une par une :

    ARMURE LOURDE (2e partie)

    Suite (et fin, à ce qu'il semblerait) de cette historiette commencée dans le tome 1.
    L'histoire est assez simple : le capitaine Dyre, devenu renégat, a décidé de détruire une colonie Terrane, et c'est son ancien élève, Wes, qui sera chargé de l'en empêcher. Les 2 soldats se livreront donc bataille à bord de leurs vaisseaux "Viking", que ceux qui suivent l'actualité de Starcraft 2 (prochainement sur PC) connaissent sans doute déjà. Pour les autres, sachez qu'il s'agit d'une nouvelle unité capable de se transformer aussi bien en vaisseau terrestre qu'aérien.
    La 2ème partie de cette petite histoire fait à peine 20 pages. Il n'y a donc pas grand chose à en dire au final (entre les échanges de missiles et les explosions, il ne reste pas beaucoup de place pour un scénario), mais elle n'est pas mauvaise pour autant. La fin, prévisible, est quand même légèrement émouvante et surtout patriotique. Une histoire agréable à lire, mais qu'on oubliera assez vite.

    CREEP

    Nous voici cette fois chez les Protoss. Leurs scientifiques ont prélevé un échantillon de Creep, cette substance organique recouvrant le sol et qui est la source du pouvoir Zerg, et sont bien décidé à en percer les secrets afin de vaincre l'Essaim. Mais le Creep est plus complexe qu'il n'y paraît et, agissant directement sur les connexions nerveuses des Protoss, fera tourner cette expérience à la tragédie...
    A nouveau, une petite histoire sympathique, sans plus, et qui n'aura d'intérêt que pour les amateurs du jeu. Avouons que sans connaître et reconnaître Zergs, Creep et autres Zealots, ce n'est rien de bien transcendant. Mais pour les adeptes de Starcraft, ça a le mérite de ramener certains vieux souvenirs de joueurs à la surface, donc pourquoi pas...

    QUI MERITE LA UNE

    A nouveau chez les Terrans, nous suivons cette fois 2 journalistes à bord d'un vaisseau de Marines. Les reporters sont censés faire un article sur les Marines et montrer tout ce que font ces braves soldats pour leur patrie, mais à bord du vaisseau, ces deux journalistes découvriront que la vérité est toute autre...
    Comme les 2 premières histoires, celle-ci se laisse lire, mais sans jamais captiver réellement. On se prend néanmoins au jeu, espérant tomber en même temps que nos journalistes sur un scoop sensationnel, mais on en est finalement assez loin. De plus, la chute de l'histoire laisse un peu à désirer.
    Malgré tout, ça reste tout juste sympathique mais pas ennuyeux à lire. C'est déjà ça.

    HISTOIRE DE FANTÔME

    Et on termine avec...les Terrans (oui, encore...). Une équipe de 4 Terrans chasseurs de trésors visite une planète apparemment déserte, mais ils se rendront bien vite compte qu'ils ne sont pas seuls.
    De loin la plus mauvaise des 4 histoires, celle-ci fait nettement diminuer l'intérêt de ce tome. Le scénar est vu et revu, inintéressant, et surtout, il n'est pas toujours compréhensible. Pas grand chose à sauver; même la fin tombe à plat.

    Au final, ce tome (et Starcraft Frontline de manière générale) est relativement correct. Pas vraiment bon, mais pas vraiment mauvais. L'intérêt principal de cette série est qu'elle met en scène des personnages, créatures et vaisseaux que l'on connaît bien si on a déjà joué au jeu PC dont ce manga est issu.
    Contrairement à Warcraft Legends, sa lecture n'est pas ennuyeuse, mais ça reste tout juste passable. Il faut dire aussi que les Terrans sont, pour moi, de loin la race la moins agréable à suivre car trop classique. En regardant la (très jolie) couverture, on pouvait s'attendre à voir du Zerg, mais il n'en est rien puisqu'ils sont presque totalement absents de ce tome 2. Dommage, mais il est probable que ça change dans le tome 3. En tout cas, espérons-le.

    Et nous finissons donc par une remarque sur le (très) mauvais travail de Soleil concernant l'orthographe : on atteint allègrement la dizaine de fautes. Il y en a pour tous les goûts et c'est franchement pénible. Une parmi d'autres : "N'ais pas l'air suspect!", bravo les gars. Quel travail de pro...

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    chris936 - 20 juin 2009

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