• Critique Vidéodrome par

    Un premier volume d'introduction qui pose les bases de l'histoire et laisse présager une suite des plus intéressante.

    Ce premier tome nous présente les différents personnages et en particulier le jeune artiste Dimitri qui sans le vouloir va être victime d'un destin des plus funèbre.

    Sous peine d'enlever tout effet de surprise, je préfère m'abstenir sur le résumé de l'histoire et ainsi, vous dépeindre un peu plus l'univers particulier et glauque que Setona Mizushiro nous met en scène de façon très théâtral.

    On entre ici, dans un univers digne d'un "comte Caïn" de la très brillante Kaori Yuki. Pourtant même si l'histoire commence plutôt bien et habilement, l'étrangeté et la complexité de l'histoire pourraient rebuter plus d'un lecteur, de plus l'auteur a vouloir épater le lecteur, semble parfois en faire un peu trop dans le grandiloquent et au lieu d'aller à l'essentiel s'égare par moment.

    La façon de traiter le monde vampirique pourrait aussi être un bémol à l'histoire pour tous les fans du genre. En ce qui me concerne, j'ai beaucoup apprécié cet aspect plutôt original et peu conventionnel, mettant plutôt en évidence le mythe de la goule héritière de son "maître" vampirique.

    Le côté flash-back/fore-back apporte un côté attrayant qui est peu traité dans les mangas. J'espère d'ailleurs, que ce côté continuera à être exploité par la suite car sans ça le récit pourrait perdre de sa saveur.

    On sent que l'auteur s'est inspiré des maîtres de la dramaturgie tel que William Shakespeare ou encore Anne Rice pour l'univers vampirique et le rapport des plus ambigü entre Dimitri et Maximilien qui pourrait s'apparenter à celui de Louis et Lestat.

    D'un point de vue psychologique, ce shôjo se montre mature et ne se réserve donc pas à un lectorat jeune. L'avantage de son contenu peut par contre séduire un public aussi bien féminin que masculin.

    Le graphisme quant à lui sert magnifiquement l'histoire et apporte un grand point positif au titre. L'atmosphère rendu par les trames et niveaux de gris renforce l'idée de noirceur et de ténèbre, et le rendu des expressions, en particulier le jeu des regards, donne à l'histoire une profondeur et un dynamisme des plus maîtrisé.

    L'édition quant à elle, d'un point de vue contenant s'avère de bonne facture avec une initiative originale de proposer une couverture réversible. En ce qui concerne le contenant, je ne serais pas aussi élogieuse, on retrouve quelques fautes d'orthographe et coquilles qui gâche un peu la lecture.

    En bref, un premier volume prometteur qui ravira les fans de l'auteur et aussi ceux amateur d'univers morbide et vampirique.

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    opaline - 05 août 2009

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