• Critique BLUE GIANT SUPREME T.1 par

    Avant de commencer, je tiens à préciser que je n’ai pas lu la série Blue giant. Intéressé par ce manga sur la musique, je me suis plongé dans cette suite dans laquelle nous suivons Dai Miyamoto qui est un joueur de saxophone spécialisé dans le jazz.

    Il arrive à Munich avec pour but devenir le joueur de saxophone numéro 1 au monde.

    Sur place, il loge dans une auberge de jeunesse et partage sa chambre avec un ukrainien.

    La première chose qu’il fait est de chercher un lieu pour répéter mais une fois sur place, il est confronté à la différence de culture avec son pays, le japon.

    En effet, il se pose sur un pont pour répéter mais la police intervient, lui faisant comprendre que c’est interdit. Je dis bien « lui faisant comprendre » car dès son arrivée à Munich, Dai fait face à la barrière de la langue. Et nous aussi, d’ailleurs, car les bulles sont en allemand.

    C’est un peu décontenançant au premier abord mais on s’y fait (surtout pour moi qui n’ai pas appris l’allemand). De son côté, Dai s’exprime en anglais, et ces bulles ne sont pas traduites lors de ses échanges avec les différentes personnes qu’il rencontre. Et en même temps, ça nous permet une immersion totale comme le personnage principal mais aussi de nous identifier à lui. Par la suite, les bulles comprennent à la fois les paroles en VO et les paroles traduites. Puis au fur et à mesure, on alterne entre les bulles traduites et les paroles directement en français (souci de place dans les bulles ? volonté de l’auteur ?). Dai finira par apprendre l’allemand afin de faire faire mieux comprendre par les personnes qu’il côtoie.

    Il est arrivé en Allemagne avec une liste de boites dans lesquelles jouer car il est nécessaire pour lui de jouer devant un public pour se faire connaitre. Cependant, il comprend rapidement que les gérants ne veulent pas lui laisser sa chance et esuuie beaucoup de refus. Il est ainsi victime de discrimination au niveau de la musique du fait qu’il est asiatique. Les gérants ne prenne même pas le temps de l’écouter jouer et un gérant finit par lui expliquer qu’il est étonné de rencontrer un joueur de jazz japonais.

    Par chance, il fait la connaissance d’un homme qui lui offre l’hospitalité chez lui. Même si Dai se pose des questions sur cette gentillesse de la part de son hôte, il accepte. Heureusement pour lui car cette personne se démène pour lui trouver des lieux où se produire. Il devient comme son impresario.

    Dans ce tome, Dai se pose énormément de questions du fait de la différence de culture entre l’Allemagne et le japon et notamment sur sa pratique du jazz et la manière dont le public interagit.

    Ishizuka Shinichi, l’auteur de cette série nous gratifie, à la fin de ce tome, de deux bonus track :

    - un sur une interview de l’hôte de Dai plusieurs années après l’avoir héberger chez lui ;

    - et un autre qui correspond à une tranche de vie de l’auteur avec son responsable éditorial concernant l’idée de ce nouvel arc narratif.

    Les dessins sont très plaisants : les expressions du visage sont très détaillés, notamment lorsqu’il joue du saxophone. Les paysages et les arrière-plans sont très appliqués. L’auteurs emble s’être documenté (voire même fait un séjour à Munich) pour arriver à ce rendu au niveau du dessin.

    9

    Kikô2401 - 18 novembre 2020

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