• Critique Quand Takagi me taquine T.6 par

    J'aime quand la saison d'un manga correspond à la nôtre, on est du coup bien plus en immersion. La couverture de Takagi me taquine est d'un bleu azur avec quelques nuages, qui n'est en fait que le reflet du ciel dans l'eau... pas si facile à concevoir par ailleurs. Au milieu, nos deux bambins se prélassent au soleil dans la fraicheur d'une piscine municipale... un moment-clé qui s'étendra sur trois chapitres.

    On ouvre ce tome six fébrile, en se murmurant que, vu le précédent, il devrait y avoir du changement. Il est perceptible, mais infime. On sent que malgré la taquinerie, les liens d'amitié s'effacent de plus en plus pour laisser entrer l'amour entre ces deux-là. L'épisode de la piscine où ils se cherchent, et acceptent de se lier plus ou moins volontairement avec la légende du toboggan, ne fait que renforcer ce sentiment.

    Dès le début, on file dans cette direction, et le titre est révélateur : « rencart » ! Évidemment, toujours rien de franc avec les mangas typiquement japonais, ne vous attendez pas à des franches embrassades, mais plutôt à une relation tout en pudeur, comme nous a habitués ce titre. Cela reste mignon tout plein, comme son dessin.

    Le reste poursuit sur des thématiques de l'enfance que l'on retrouve au fil des pages, comme shooter dans un caillou jusqu'à un but, un dessin type portrait, une chasse au trésor, et enfin, jouer entre copains. Mais, un autre chapitre saura tirer son épingle du jeu, lorsque Takagi n'est alors pas du tout d'humeur taquine, du coup, on souhaite rapidement découvrir la raison. Preuve encore une fois que Nishikata n'est pas si indifférent à la jeune fille qui le laisse paraître.

    Encore un bon tome de Takagi me taquine, d'abord plutôt simple, les idées ne tournent pourtant jamais en rond, dans un manga qui pourrait facilement tomber dans le piège de la répétition. Son dessin expressif saura convaincre les plus jeunes d'entre vous, comme les plus âgés. Pour les amateurs de jolies histoires, ou ceux qui les vivent parfois à travers leurs propres enfants.

    8

    Auray - 30 août 2020

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